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Vendredi 30 Juillet 2010
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Recommandations du laboratoire d’étude des résistances bactériennes aux antibiotiques -Tunis 2002

Extrait de : Revue tunisienne d’infectiologie, Janvier 2007, Vol. 1, N° 1, 31-35

Cool Souce : Site infectiologie.org

Coordinateurs : S. BEN REDEJEB N. BOUZOUAIA

Groupe de travail : T. BEN CHAABANE (Tunis), S. BEN HAMED (Sfax), M. BEN JEMAA (Sfax), A. BEN HASSEN (Tunis), S. BEN REDJEB (Tunis), J. BOUKADIDA (Sousse), N. BOUZOUAIA (Monastir), A. HAMMAMI (Sfax), M. HSAIRI (Tunis), A. KECHRID (Tunis)

Rapporteurs : M. BEN JEMAA, M. CHAKROUN

AU PLAN CLINIQUE, IL FAUT DISTINGUER :

1. les PNA primitives et non compliquées qui surviennent fréquemment chez la femme de 15 à 65 ans, en dehors d’une grossesse, d’un diabète, d’une anomalie des voies urinaires, d’un rein transplanté, d’une insuffisance rénale et de toute immunodépression ;

2. les PNA potentiellement compliquées qui surviennent chez l’homme, la femme enceinte, le sujet âgé, le diabétique, l’insuffisant rénal, l’immunodéprimé et le transplanté rénal ;

3. les PNA compliquées qui sont secondaires à une anomalie des voies urinaires (obstacle lithiasique ou tumoral, uropathie malformative, vessie neurologique, reflux vésico-urétéral), elles peuvent également survenir au décours d’un sondage vésical ou d’une manoeuvre endoscopique des voies urinaires et sont dues à des germes souvent multirésistants.

Les frontières entre les formes non compliquées et compliquées sont parfois difficiles à établir au début de la symptomatologie et avant d’obtenir les résultats des explorations. Par ailleurs, certaines formes non compliquées peuvent comporter, initialement, des signes de gravité. Les formes trompeuses de PNA sont plus fréquentes chez les personnes âgées. Les PNA de l’homme s’accompagnent dans 26% des cas d’une prostatite aiguë ou chronique.

L’examen bactériologique-clé est l’ECBU, complété par la réalisation d’hémocultures. Escherichia coli est la bactérie la plus fréquemment isolée dans les urines (87% dans les formes simples et 70% dans les formes récidivantes), suivie de Klebsiella pneumoniae.

Avec des taux de résistance primaire, respectivement, de 56%, 38%, 29% et 23%, les aminopénicillines, le cotrimoxazole, l’association amoxicilline – acide clavulanique et les céphalosporines de première génération sont à éviter de première intention (résultats de l’étude multicentrique, 1999)

Le traitement antibiotique :

Les antibiotiques recommandés, en première intention, sont les aminosides, les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième génération par voie parentérale. Ces antibiotiques associent une pharmacocinétique adaptée à une fréquence peu élevée de résistance primaire : gentamicine (8%), ciprofloxacine et ofloxacine (respectivement 3% et 5%), céfotaxime (0%)

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INDICATIONS A L'HOSPITALISATION

PNA avec des signes de gravité initiaux :

  • signes de septicémie,
  • signes de sepsis sévère,
  • signes abdominaux (contracture pariétale, défense, palpation d'une masse rénale)

PNA à risque de complications :

  • sexe masculin,
  • femme enceinte,
  • diabète,
  • rein unique,
  • rein transplanté,
  • antécédent d'intervention ou d'instrumentation urologique
  • anomalies à l'échographie rénale (dilatation, lithiase, malformation)
  • Echec clinique, en particulier la persistance de la fièvre après 3 à 5 jours d’antibiothérapie adaptée en ambulatoire
  • Conditions socio-médicales défavorables.

Bibliographie - Littérature

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