Recommandations Has-santé pour la pratique clinique
Mai 2009: Les recommandations visent à répondre aux questions suivantes :
- Comment identifier une confusion aiguë ? Quels sont les symptômes de confusion aiguë à rechercher ? Quelles sont les indications de l’hospitalisation ?
- Quelles sont les causes cliniques vitales ou évidentes à rechercher avant une sédation ?
- Quelles sont les situations au cours de confusion aiguë chez les personnes âgées pour lesquelles une sédation médicamenteuse de courte durée est justifiée en complément des autres modalités de prise en charge ?
- Quelles sont les modalités d’une sédation médicamenteuse de courte durée ?
- Quelles modalités de surveillance mettre en oeuvre une fois l’agitation contrôlée ?
Professionnel(s) concerné(s):
En premier lieu destinées aux urgentistes, gériatres, médecins coordonnateurs d’EHPAD, médecins généralistes, neurologues, psychiatres et aux internistes. Également tous les professionnels de santé et du secteur social qui sont amenés à intervenir sur le lieu de vie de la personne âgée, y compris à son domicile.
La confusion aiguë est un diagnostic clinique parfois difficile chez une personne âgée.
- Une confusion aiguë doit être systématiquement évoquée en cas de changement rapide du comportement habituel ou d’inversion récente du rythme nycthéméral.
- L’existence de troubles cognitifs ne permet pas de faire la distinction entre confusion et démence.
- En revanche, un début brutal, des troubles de la vigilance ou de l’attention et la fluctuation rapide des symptômes dans le temps orientent vers un diagnostic de confusion.
- La confusion aiguë est une urgence médicale qui nécessite un diagnostic étiologique rapide et une prise en charge médicale.
- La confusion aiguë est souvent d’origine multifactorielle : il faut penser systématiquement à un facteur déclenchant médicamenteux (changement de traitement, de posologie, automédication, etc.)
- La prise en charge doit débuter par des mesures non médicamenteuses.
- Le traitement pharmacologique symptomatique ne doit pas être systématique. Il peut être nécessaire si les mesures non médicamenteuses sont insuffisantes en cas de symptômes :
- comportementaux sévères (agitation importante) ou émotionnels (anxiété sévère),
provoquant chez le patient une souffrance significative;
- mettant en danger le patient ou autrui;
- empêchant des traitements ou des examens indispensables à la prise en charge.
- Le traitement médicamenteux doit être prescrit sur une durée courte et être régulièrement réévalué.
Synthèse des recommandations et argumentaire scientifique, téléchargeables sur le site has-sante.fr
Bibliographie -
Littérature