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Lundi 06 Février 2012

Organisation de la surveillance coordonnée des urgences - Résultats 2004/2008
l’Institut de veille sanitaire (InVS) a développé des systèmes de surveillance non plus centrés sur des pathologies ou syndromes identifiés mais sur des structures capables de fournir des informations au jour le jour sur l’état de santé de la population.

Les services d’urgences des hôpitaux se sont avérés être parmi les structures qui répondaient le mieux à cette préoccupation. De plus, l’informatisation de certains services autorisait une mise en oeuvre rapide, sans surcharge de travail pour les professionnels des urgences et avec une collecte d’information quotidienne et automatique. Cela a permis la création du réseau Oscour (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences).
Débuté en juillet 2004 avec une vingtaine d’établissements, ce réseau continue son développement. Depuis mars 2007, la dynamique lancée dans les régions permet aujourd’hui à l’InVS de collaborer avec plus d’une centaine d’établissements sur la France (métropole et départements d’outre-mer) et plusieurs structures régionales d’enregistrement des données.
La mise en service, dés le début de 2009, d’une application informatique nationale de traitement et de communication des données va permettre un meilleur retour d’information vers les urgentistes et un plus grand partage des données avec les échelons régionaux de l’InVS (les Cellules inter régionales d’épidémiologie-Cire).

  • La fréquentation des services et l’approche populationnelle

- Exemple de suivi de différents regroupements syndromiques: grippe, bronchiolite, asthme, gastro-entérite, traumatologie par jour et par classe d’âge.

  • Les principaux diagnostics et la classification CCMU des passages aux urgences

- Près de 60 % des passages sont codés en CCMU 2, les classe CCMU 4 et 5 sont très rares.
- Les 10 diagnostics ou groupes de diagnostics les plus fréquents pour les adultes: la traumatologie est la première cause de recours aux urgences avec 30 % des passages. La première cause médicale de passage est représentée par les douleurs abdominales non spécifiques avec 3 % des passages, suivie des douleurs thoraciques (2%), l’alcool (2%), malaise et fatigue (2%), demande de certificat (2%), céphalée (2%), troubles anxieux et troubles obsessionnelles compulsifs (2%) puis colique néphrétique (1%).
- En pédiatrie, la traumatologie est également le premier diagnostic avec 35 % des passages. Les causes médicales d’origine infectieuse sont ensuite les plus fréquentes avec les gastro-entérites (6 %), les rhino-pharyngites (4 %), la fièvre (4 %) ou les otites (4 %). Les bronchiolites représentent 3 % des passages aux urgences pédiatriques.

  • La répartition des patients dans les services d’urgence:

- La pédiatrie représente moins du quart des passages et les plus de 75 ans légèrement plus de 10 % du total.
- Les adultes jeunes (15-45 ans) constituent la classe d’âge qui a le plus souvent recours aux services d’urgences avec près de 50 % des passages.
- Le recours aux urgences est à prédominance masculine (55 % des passages).

Auteurs: D. Ilef, N. Caillère, L. Josseran, Institut de veille sanitaire

2009  Publications INVS

Management des urgences - Gestion des urgences