Publication mai 2009
Problématique et recommandations
Il est bien reconnu qu’un département des urgences est un environnement stressant et potentiellement chaotique à l’intérieur d’un hôpital. Ceci s’explique en partie par la complexité de la tâche clinique qui est imprévisible, mais aussi par les multiples interrelations avec l’ensemble des intervenants de l’hôpital et du réseau. On définit d’ailleurs souvent l’urgence comme le baromètre de l’état de fonctionnement de l’hôpital, mais elle est aussi celui du fonctionnement de l’ensemble du réseau de première ligne desservant sa région.
Pour la majorité des médecins qui y exercent, les avantages comme les horaires flexibles, ainsi que l’absence de frais de bureau et de garde sur appel sont indéniables. Par contre, de nombreux désavantages sont aussi liés à la profession, incluant les horaires de travail défavorables de soir, de nuit et de fin de semaine, la charge de travail imprévisible, l’isolement social et le manque de considération par les pairs. Par ailleurs, plusieurs études indiquent que la carrière d’un médecin d’urgence est de courte durée et que de nombreux facteurs sont responsables de cette attrition précoce retrouvée au sein de la profession.
Ceci conduit inévitablement à une problématique de la gestion des effectifs médicaux qui sévit dans les régions éloignées et dans les services des urgences à faible achalandage et moins bien organisés médicalement. Néanmoins, depuis quelques années, la pénurie de main d’œuvre médicale sévit également dans les milieux urbains. Ceci s’explique particulièrement en raison de mesures gouvernementales qui visent à contingenter l’accès en région urbaine au profit des rurales, dans le but de répartir équitablement les effectifs médicaux entre les régions du Québec.
Documents en PDF (16 pages) site amuq
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