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Vendredi 03 Septembre 2010
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Gestion des urgences Gestion des urgences Guide de gestion de l’urgence 2006

En continuité avec la version initiale publiée en 2000, le centre de coordination nationale des urgences (CCNU) du Ministère de Québec publie un nouveau «Guide de gestion de l’urgence».
Ce Guide est proposé dans le but d’établir un modèle d’organisation qui vise, notamment pour l’épisode de soins urgents, à assurer une meilleure intégration des services à l’aide d’une approche axée sur les patients et sur la qualité des soins.
Pour parvenir à l’intégration souhaitée, le présent guide propose la mise en œuvre de moyens concrets qui appellent chaque gestionnaire et intervenant à revoir les rôles et les responsabilités qui leur sont dévolus en fonction d’une utilisation judicieuse et pertinente des ressources disponibles et des résultats attendus. Quant aux recommandations contenues dans ce guide, elles doivent être adaptées à la lumière de la vocation de chaque établissement, du volume de cas traités à l’urgence et du type de patients qui s’y présentent.

Auteur : Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux Québec, septembre 2006
Document en PDF (159 pages) Site msss.gouv.qc.ca

Dans la perspective d’une évolution continue des connaissances, le groupe de travail responsable de la coordination des travaux a fait appel, pour la rédaction de cette nouvelle version, à la contribution de plusieurs experts du réseau de la santé, qui ont participé à des comités de travail sur des groupes particuliers de patients ou des sujets relatifs à l’urgence, à savoir :

  • Les patients atteints d’un problème de santé mentale.
  • Les patients de pédiatrie.
  • Les patients de pédopsychiatre.
  • Les patients de cardiologie.
  • Les personnes âgées.
  • Les urgences en région rurale.
  • Le séjour des patients ambulatoires à l’urgence.
  • L’organisation du travail.
  • Les médecins spécialistes.
  • La pertinence des admissions.
  • L’utilisation du système d’information et de gestion du département d’urgence.
  • L’analyse des plans fonctionnels et techniques des projets d’agrandissement et de rénovation de l’urgence.
  • Les unités de courts séjours.
  • La gestion du débordement.
  • Les équipements.
  • La catégorisation des urgences.

L’urgence fournit en tout temps, à chaque personne qui s’y présente pour un problème de santé urgent, les soins et les services de qualité requis par sa condition
Respecter la mission de l’urgence et s’assurer que les directions et les conseils professionnels concernés accordent priorité à l’urgence au sein de l’établissement.

Pour réaliser la mission de l’urgence, il est important que le médecin et l’infirmière forment une équipe.

L’urgence doit être facilement localisable, donc adéquatement identifiée à l’extérieur de l’édifice. Le patient ou les personnes qui l’accompagnent doivent être en mesure de repérer immédiatement l’entrée de l’urgence. Le lieu où se trouve l’urgence doit être bien indiqué à chacune des autres portes de l’édifice et le parcours pour s’y rendre doit être facile. La distinction entre l’entrée principale et l’entrée de l’urgence doit être claire.

Il est impératif que chaque patient qui consulte pour un problème de santé soit évalué au triage, avant son inscription à l’urgence. L’infirmière du triage doit être disponible en tout temps. Le temps d’attente pour être évalué au triage ne doit pas excéder dix minutes et le temps moyen pour effectuer le triage doit être d’environ cinq minutes.

Il est souhaitable que le nombre de patients ambulatoires à l’urgence diminue, de même que leur durée de séjour. Certaines mesures plus précises peuvent être prises pour diminuer l’achalandage et la durée de séjour. Pensons par exemple aux mesures suivantes :

  • Orientation de certains patients vers des ressources alternatives grâce à des ordonnances collectives et à des ententes avec le réseau local.
  • Diminution des délais pour les consultations et les examens diagnostiques.
  • Attribution ponctuelle de ressources médicales et infirmières dans le secteur ambulatoire au moment des pics d’achalandage.

La présence de cliniques sans rendez-vous ouvertes le soir et la fin de semaine, particulièrement en région urbaine, est nécessaire si l’on veut éviter l’encombrement des urgences des hôpitaux. En région rurale, l’urgence demeure l’un des seuls endroits où des services de première ligne sont offerts pour répondre aux besoins de la population.

Le médecin qui travaille à l’urgence est considéré comme l’expert en soins médicaux d’urgence. Son rôle est d’assurer des soins médicaux de qualité aux personnes se présentant à l’urgence. (..) Le niveau d’urgence et la vocation de l’établissement définissent le niveau de formation et d’expertise requis.

  • Des spécialistes en médecine d’urgence sont présents dans les urgences secondaires et tertiaires. La plupart des urgences où l’on trouve des spécialistes en médecine d’urgence auront également dans leur équipe des omnipraticiens.
  • Dans les urgences où le volume d’activité est élevé, il est souhaitable de composer une équipe de médecins ayant orienté leur pratique vers l’urgence et pour lesquels il s’agit de l’activité principale. L’équipe des médecins à temps plein peut être complétée par un certain nombre de médecins à temps partiel, selon les règles établies par le département ou service.
  • Dans les urgences de niveau primaire et du groupe 2, il est préférable que les omnipraticiens aient une pratique médicale polyvalente.

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