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En dépit des campagnes de sensibilisation de tous les usagers de la route, conducteurs, motards et piétons, la publication rapporte que les statistiques des accidents demeurent toujours alarmantes.
Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde
- Publications de l'Organisation mondiale de la Santé, Juin 2009
Rapport et statistiques par pays
1,27 million de personnes dans le monde meurent dans un accident de la route chaque année et ils pourraient y en avoir 2,4 millions en 2030 si l’on ne réagit pas. La moitié des décès sur la route sont des piétons, des motocyclistes et des cyclistes, selon cette première évaluation mondiale de la sécurité routière qui vient d’être réalisée. Elle montre qu’en effet, si les occupants des voitures sont aujourd’hui mieux protégés qu’avant, la sécurité et les besoins des usagers vulnérables de la route ne sont pas assez pris en compte.
- Le rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde constitue le premier bilan effectué au niveau mondial. Il s'appuie sur une enquête menée en 2008 auprès de 178 pays. Il met le doigt sur une évolution inquiétante: si le taux de mortalité imputable aux accidents de la route s’est stabilisé ou a baissé dans beaucoup de pays à revenu élevé ces dernières décennies, dans la plupart des régions le nombre de décès augmente. Les accidents de la route font près d’1,3 millions de décès chaque année, mais aussi 20 à 50 millions de blessés chaque année et sont une cause importante de handicap.
- Dans de nombreux pays les décès sont également sous-notifiés et peu de pays disposent de données totalement fiables sur les accidents de la route. C’est dans la Région de la Méditerranée orientale et dans la Région africaine que les taux de mortalité sont les plus élevés et parmi les pays riches, tels que les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou la Suède, qu’ils sont les plus faibles. Dans ces derniers pays, des mesures telles que limitation de la vitesse, lutte contre la conduite en état d’ébriété, utilisation accrue de la ceinture de sécurité, ou dispositifs de sécurité pour enfants, casque pour motocyclistes semblent avoir fait leur effet.
Mais malheureusement, ce n’est pas le cas partout ailleurs :
- Moins d’un tiers des pays satisfont aux critères de base pour réduire la vitesse en agglomération,
- Moins de la moitié des pays appliquent un seuil d’alcoolémie autorisé égal à 0,05 gramme par décilitre.
- Une législation sur le port du casque existe dans plus de 90 % des pays,
- 40 % des pays disposent d’une loi qui rend obligatoire le port du casque pour les conducteurs et les passagers de motocycles et qui prévoit que les casques doivent répondre à une norme précise.
- Le port de la ceinture de sécurité n’est obligatoire à l’avant et à l’arrière des voitures que dans 57 % des pays en général, et dans 38 % seulement des pays à revenu faible.
- La moitié des pays sont dépourvus d’une législation sur les dispositifs de sécurité pour enfants (par exemple les sièges et les rehausseurs) mais ce chiffre cache de fortes disparités: 90 % des pays à revenu élevé en sont pourvus, mais n’est en place que dans 20 % des pays à revenu faible.
- Au total, seuls 15 % des pays disposent d’une législation globale couvrant les cinq facteurs de risque d’accident. Selon le Dr Etienne Krug, Directeur du Département Prévention de la violence et du traumatisme et handicap de l’OMS «plus de 90 % des décès sur les routes surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où l’on ne compte que 48 % du parc mondial de véhicules.».
- Il faut accorder davantage d’attention à ces usagers de la route. On pourrait sauver des milliers de vies chaque année, par exemple en construisant des trottoirs et des passages pour piétons surélevés, et en créant des voies de circulation séparées pour les deux-roues; en luttant contre la conduite en état d’ébriété et contre les excès de vitesse; en favorisant le port du casque et en améliorant les soins de traumatologie.
