Précisions sur les modalités d’utilisation des aminosides injectables en pratique de ville
Bien que les indications des aminosides soient assez limitées, compte tenu de leur index thérapeutique étroit, il est important de connaître leurs modalités d’emploi pour atteindre leur efficacité optimale et limiter leur toxicité rénale et auditive.
Leur utilisation doit s’inscrire dans un cadre strict de prescription : indications limitées, schémas d’administration et surveillance adaptée
L’utilisation des aminosides en monothérapie est rare et correspond essentiellement à la prise en charge de certaines infections urinaires (Pyélonéphrites aigues de l’adulte ou de l’enfant, notamment en cas d’allergie aux beta-lactamines ou de résistance aux céphalosporines de troisième génération, pyélonéphrites aigues gravidiques, etc.).
Les aminosides sont généralement utilisés en association avec un autre antibiotique.
Les indications sont limitées, en début de traitement et pour une durée ≤ 5 jours, aux situations suivantes :
La totalité de la posologie journalière doit être administrée en 1 seule injection au moyen d’une perfusion intraveineuse d’une durée de 30 minutes. La fragmentation de la dose quotidienne altère l’efficacité de l’aminoside et ne minimise pas la toxicité rénale et auditive.
Les voies intramusculaire et sous-cutanée sont à éviter pour des raisons pharmacocinétiques.
Les posologies chez l’adulte et en pédiatrie sont identiques :
Pour plus de détails :
Mise au point sur le bon usage des aminosides administrés par voie injectable : gentamicine, tobramycine, nétilmicine, amikacine : Mise au point et Argumentaire - AFSSAPS - Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) - Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrie (GPIP) de la Société Française de Pédiatrie (SFP) - mars 2011 : Site afssaps.fr
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