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Vendredi 18 Mai 2012
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Précisions sur les modalités d’utilisation des aminosides injectables en pratique de ville

Bien que les indications des aminosides soient assez limitées, compte tenu de leur index thérapeutique étroit, il est important de connaître leurs modalités d’emploi pour atteindre leur efficacité optimale et limiter leur toxicité rénale et auditive.

Leur utilisation doit s’inscrire dans un cadre strict de prescription : indications limitées, schémas d’administration et surveillance adaptée

L’utilisation des aminosides en monothérapie est rare et correspond essentiellement à la prise en charge de certaines infections urinaires (Pyélonéphrites aigues de l’adulte ou de l’enfant, notamment en cas d’allergie aux beta-lactamines ou de résistance aux céphalosporines de troisième génération, pyélonéphrites aigues gravidiques, etc.).

Les aminosides sont généralement utilisés en association avec un autre antibiotique.

Les indications sont limitées, en début de traitement et pour une durée ≤ 5 jours, aux situations suivantes :

  • Chocs septiques non documentés;
  • Traitements probabilistes des infections à risque (infections nosocomiales tardives, infections sur corps étranger);
  • Sujets à risque (immunodéprimés en sepsis sévère, nouveau-nés, mucoviscidose);
  • Certaines infections urinaires;
  • Infections documentées ou suspectées à Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter spp., enterobacteries sécrétrices d’une céphalosporinase (Serratia spp., Enterobacter spp., Citrobacter spp.), certaines infections à entérocoques ou à streptocoques viridans et du groupe B;
  • Endocardites infectieuses à coques à Gram positif et à Bartonella spp. (préférentiellement la gentamicine voire la netilmicine);
  • Listérioses et méningites à Listeria monocytogènes.

La totalité de la posologie journalière doit être administrée en 1 seule injection au moyen d’une perfusion intraveineuse d’une durée de 30 minutes. La fragmentation de la dose quotidienne altère l’efficacité de l’aminoside et ne minimise pas la toxicité rénale et auditive.

Les voies intramusculaire et sous-cutanée sont à éviter pour des raisons pharmacocinétiques.

Les posologies chez l’adulte et en pédiatrie sont identiques :

  • Gentamicine (Gentalline®) 3 à 8 mg/kg/jour
  • Nétilmicine (Nétromicine®) 4 à 8 mg/kg/jour
  • Tobramycine (Nebcine®) 3 à 8 mg/kg/jour

Pour plus de détails :

Mise au point sur le bon usage des aminosides administrés par voie injectable : gentamicine, tobramycine, nétilmicine, amikacine : Mise au point et Argumentaire - AFSSAPS - Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) - Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrie (GPIP) de la Société Française de Pédiatrie (SFP) - mars 2011 : Site afssaps.fr


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