16 octobre 2009, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réuni une centaine d'experts internationaux pour évaluer la sévérité de la pandémie de grippe H1N1.
Cette réunion a été l’occasion de confirmer que, dans l’immense majorité des cas, les personnes présentent un syndrome grippal sans complication, avec guérison complète en moins d’une semaine, même sans traitement médical.
Les experts ont reconnu que le tableau clinique différait de manière frappante de celui observé au cours des épidémies de grippe saisonnière. De nombreux cas graves se produisent chez les personnes jeunes, jusque-là en bonne santé. Chez ces patients, on ne connaît toujours pas les facteurs qui les prédisposent à un risque accru de maladie grave.
Dans les cas graves, l’état des patients commence en général à se détériorer de 3 à 5 jours après l’apparition des symptômes. La dégradation est rapide, de nombreux sujets évoluant vers une insuffisance respiratoire en moins de 24 heures et nécessitant alors une hospitalisation immédiate en unité de soins intensifs. À l’admission, la plupart d’entre eux doivent être placés immédiatement sous assistance respiratoire mécanique. Malgré tout, certains ne réagissent pas bien à l’assistance respiratoire classique, ce qui complique encore le traitement.
Du côté positif, les résultats présentés à la réunion confirment les données de plus en plus nombreuses indiquant que le traitement rapide avec des médicaments antiviraux, oseltamivir ou zanamivir, atténue la gravité de la maladie et améliore le pronostic vital.
Ces conclusions étayent les recommandations déjà données par l’OMS, à savoir d’administrer rapidement ces médicaments aux patients répondant aux critères thérapeutiques, même en l’absence d’un test positif de confirmation.
En plus de la pneumonie provoquée directement par la réplication du virus, les faits montrent que les pneumonies par surinfection bactérienne contribuent également à la gravité et à l’évolution rapide de la maladie. Les pneumocoques (Streptococcus pneumoniae) et les staphylocoques dorés, dont des souches résistantes à la méthicilline dans certains cas, font partie des bactéries fréquemment signalées. Ces co-infections étant plus fréquentes que ce que l’on pensait auparavant, les cliniciens ont insisté sur la nécessité d’envisager, à un stade précoce, le traitement antimicrobien empirique de la pneumonie contractée dans la communauté.
Les participants ont reconnu que le risque de maladie grave ou mortelle était le plus élevé pour ces groupes :
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