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Vendredi 30 Juillet 2010
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Toxicologie Mise en garde : les champignons toxiques

Tunis 27 octobre 2008 (TAP): Une source responsable du ministère de la Santé publique a mis en garde contre la consommation hasardeuse des champignons forestiers, appelant les parents, en particulier ceux qui résident dans les zones montagneuses et forestières à sensibiliser leurs enfants sur les risques que peut engendrer la consommation hasardeuse de cette plante.

Dr Mouldi Amamou, directeur du Centre de secours médical d'urgence de Tunis a indiqué que les cas d'empoisonnement survenus récemment dans certaines zones montagneuses du pays, sont les premières du genre de part leur gravité et qu'elles sont la conséquence de la consommation de champignons vénéneux de l'espèce d'amanites. Il est à noter que cette espèce de champignons mortels, pousse dans plusieurs régions du monde, et cause, à titre d'exemple, près de 95 pc des cas d'empoisonnement aux champignons par an en France.

Par ailleurs, explique, Dr Amamou, les premiers symptômes de l'empoisonnement sont des vomissements, des maux d'estomac, une forte transpiration, des difficultés respiratoires et une baisse du rythme cardiaque. Cette catégorie de champignons peut causer de graves conséquences tel que l'arrêt des fonctions du foie, surtout que cette espèce contient un produit hautement toxique: l'amatoxine.

(...) La même source précise que la cuisson à très haute température de ces champignons ne diminue en rien les effets du poison qu'ils contiennent.

Afin d'éviter la confusion entre cette espèce de champignon et celles non vénéneuses, Dr Amamou appelle les citoyens, même ceux ont pris l'habitude de les cueillir dans les forêts, à prendre les précautions nécessaires, en s'abstenant de consommer ces champignons forestiers ainsi que les espèces vendus dans les circuits parallèles et de se limiter à la consommation les champignons en boite, commercialisés dans les circuits organisés et qui répondent aux normes sanitaires. Il est impératif pour les parents de sensibiliser leurs enfants, surtout les plus jeunes, à s'abstenir de consommer le champignon forestier, d'autant plus que les cas d'empoisonnement les plus graves sont signalés parmi cette catégorie d'âge. (...)

Cool Source: TAP



Amanite panthère (Amanita pantherina)

Cool Site (photos et description):  éducation à l'environnement

  • Chapeau : jusqu'à 10 cm, brun chocolat parsemé de flocons blancs bien ordonnés, en forme de parapluie. Son revêtement, brillant, s'enlève facilement.
  • Pied : blanc, cylindrique, pelucheux, garni d'une volve à sa base et d'un anneau membraneux assez fugace. La volve se termine par quelques bourrelets.
  • Lames : blanches, serrées.
  • Chair : blanche, présentant une vague odeur de radis.

Cette Amanite, généralement solitaire, pousse dès la fin de l'été et en automne dans les sous-bois de feuillus. Commune dans presque toute l'Europe et en Afrique du Nord, cette espèce reste l'une des plus dangereuses par la quantité de toxines qu'elle renferme.

L'Amanite panthère se reconnaît à son chapeau brun chocolat, parsemé de flocons blancs réguliers et bien délimités depuis la marge jusqu'au centre, à son anneau blanc membraneux, assez fugace, et à la volve qui enserre la base de son pied en bourrelets successifs. Quoique assez marqués, ces caractères peuvent s'estomper avec les conditions ambiantes, et des erreurs d'identification sont toujours possibles. Mieux vaut donc s'abstenir lorsqu'un doute subsiste.

Une confusion peut s'établir avec l'Amanite épaisse (Amanita spissa), espèce comestible. Chez cette dernière, le chapeau est plus gris et orné de peluches écailleuses inégales et désordonnées de teinte grisâtre, le pied est plus court et plus robuste, et la volve dénuée de bourrelet.



Intoxications aux amanites phalloïdes (Amanita phalloides) et aux autres champignons à amatoxine (genres Lepiota, Galerina et Amanita)

K. Schenk, C. Reichert

Cool (PDF Septembre 2008) Centre Suisse d‘Information Toxicologique

Ceci est un extrait du document:

Évolution en trois phases:

  1. Phase de latence sans symptômes: durée 5-12-24 heures. Temps de latence court p.ex. en cas de grande quantité de champignons, ou d'un met comprenant plusieurs sortes de champignons.
  2. Phase gastro-intestinale: durée 12-24 heures. Vomissements répétés incoercibles, diarrhées abondantes, parfois sanguinolantes, exsiccose, choc. Ensuite peu de symptômes jusqu'à la
  3. Phase hépato-rénale: début le 2ème à 3ème jour avec augmentation des transaminases et chute du Quick, gonflement du foie, ictère, hémorragies.

Évolution létale dans les 6-8 jours suivant l'ingestion.

Complications:

iléus, sepsis Gram négative, coma hépatique

Traitement :

1. Station de soins intensifs. Consultation toxicologique (centre toxicologique). Consultation hépatologique!

2. Administration copieuse de liquides jusqu'à 48h suivant l'ingestion des champignons (volume urinaire 2-6ml/kg/h; CAVE hyperhydratation!). Remplacer les pertes d'électrolytes.

3. Décontamination primaire: Charbon activé (adultes: 50-100g, enfants: 1-2g/kg en suspension aqueuse).

En cas de forte suspicion d'intoxication à l'amanitine (symptômes gastro-intestinaux graves, temps de latence >4h, consommation de champignons à lamelles non contrôlés) ou en cas d'intoxication à l'amanitine prouvée (identification de champignons et/ou analyse), on appliquera aussi les traitements suivants:

3. Décontamination primaire étendue: lavage gastrique (systématiquement dans la phase de latence, et selon la suspicion de restes au niveau de l'estomac dans la phase gastro-intestinale; à déterminer individuellement jusqu'à 36 h suivant l'ingestion) et charbon activé (voir au-dessus).

4. Traitement antidotal: silibinine i.v. 20mg/kg par jour (en 4 doses, dans glucose 5% ou NaCl 0.9% sur 2h) pendant 3-5 jours (traiter aussi les cas suspectés!). N-acétylcystéine (Fluimucil®) aussi tôt que possible, et surtout dans le stade de l'insuffisance hépatique (i.v. 140mg/kg dans 200ml de glucose 5% sur 15min, puis 70mg/kg dans 100ml de glucose 5% tout les 4h jusqu’à la guérison).

5. Décontamination secondaire (retrait de l'amatoxine de la circulation entéro-hépatique): en cas de vomissements spontanés sonde duodénale (éventuellement sonde nasobiliaire) pour aspirer la bile. en cas d'absence de vomissements sonde duodénale ou administration répétée du charbon activé (adultes: 12.5 g toutes les heures, enfants <5 ans: 10-25 g toutes les 2-4 h). Éventuellement lavage intestinal orthograde, lavements hauts.

6. En cas de début de dommage hépatique: prophylaxie du coma hépatique, traitement supportif. En cas de dommage hépatique grave, considérer une transplantation du foie et prendre contact sans tarder avec un centre de transplantation. Hémodialyse seulement en cas d'insuffisance rénale. L'hémoperfusion n'est plus recommandée. (...)


 

CAT devant - Toxicologie

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