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| Les traumatismes de la ceinture scapulaire |
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1- Luxation sterno-claviculaire : Peuvent être antérieures ou postérieures.
Il s’agit le plus souvent d’entorse simple.
a) Antérieures :
Elles sont extrêmement rares. Le diagnostic clinique est facile. L’inspection montre une voussure antérieure. La palpation est douloureuse.
La radiographie de face est difficile à interpréter. Le scanner reste l’examen de choix.
Pour les luxations vraies, la réduction peut se faire sous anesthésie générale, mais l’instabilité et la récidive sont fréquentes. Le traitement chirurgical peut être discuté, on pratique soit des sutures ligamentaires, soit une fixation par cerclage.
C’est une urgence différée. Le traitement est médical à base d’antalgique associé à une écharpe simple.
b- Postérieures :
Elles sont exceptionnelles, mais très graves, car entraînent une compression vasculaire.
L’inspection : montre une dépression au niveau de cette articulation.
La palpation est très douloureuse. Le pouls radial peut être absent.
C’est une urgence chirurgicale.
2- Luxation acromio-claviculaire :
Très fréquentes, elles s’observent surtout chez les sportifs jeunes pratiquant les sports de contact (judo, rugby) et dans les accidents de la circulation à la suite d’une chute de deux roues.
Les radiographies de face et un profil de Bernageau sont nécessaires
On distinguera quatre stades :

Stade 1 : c’est l’entorse acromioclaviculaire simple.
L’inspection ne trouve pas de déformation. Parfois il existe des lésions cutanées à type d’ecchymoses ou d’excoriation. La palpation trouve une douleur localisée sans laxité.
Stade 2 : disjonction acromioclaviculaire.
L’inspection trouve une petite déformation avec saillie de l’extrémité acromiale de la clavicule. La palpation objective une laxité verticale en touche de piano.
Sur la Radio de face, le déplacement vertical de la clavicule < 1 cm.
Le mouvement d’abduction permet la réduction de la déformation.
C’est la rupture des ligaments et de la capsule acromio-claviculaire.
Traitement : Écharpe simple ou Strapping
Stade 3 : dislocation scapulo claviculaire.
L’inspection montre une déformation importante. La palpation permet de percevoir la clavicule sous la peau. Les laxités sont : verticale et horizontale.
Les Radios objectivent une luxation évidente.
Cette atteinte n’est pas réductible à la manoeuvre de l’abduction.
Le traitement chirurgical peut être discuté, mais elle reste une urgence différée.
Stade 4 : équivalent fracturaire.
A l’inspection la saillie claviculaire est plus interne. La mobilisation entraîne une douleur importante.
Sur les radios, la fracture respecte l’articulation acromioclaviculaire.
Il s’agit d’une fracture de la clavicule. Un arrachement de la plaque d’insertion des ligaments conoïde et trapézoïde.
Le traitement est chirurgical avec une stabilisation acromioclaviculaire. Elle reste une urgence différée
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3- Luxation scapulo-humérale :
C’est une lésion très fréquente vu le faible emboîtement de l’articulation. Elles sont le plus souvent antérieures et ceci en raison de la faiblesse du plan capsulo-ligamentaire antérieur.
a- Luxation antéro-interne de l’articulation scapulo-humérale :
Examen clinique, à l'inspection :

L’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule est obligatoire ce qui permet de dépister une lésion du nerf circonflexe.
On doit également tester la mobilité active des doigts à la recherche d’une lésion du plexus brachial et palper le pouls radial pour dépister une compression de l’artère axillaire.
Il faut demander une radiographie de face, son analyse outre la luxation, doit s’obstiner à rechercher une fracture associée.
La réduction doit se faire le plus vite possible sous anesthésie générale.
Les récidives sont fréquentes et peuvent amener à discuter une intervention chirurgicale.
b- Luxations postérieures de l’articulation scapulo-humérale :

Rares et souvent initialement méconnues. Elles sont constamment associées à des lésions osseuses humérales. On parle souvent d’une fracture luxation.
Elles sont secondaires dans 1/3 des cas à des crises d’épilepsie. Les signes initiaux sont très discrets et le diagnostic retenu est souvent celui d’une contusion de l’épaule.
Un signe pathognomonique : la disparition de la rotation externe en actif et en passif.
Sur la radiographie de face stricte on note la superposition de la tête sur la glène. La radiographie de profil fait le diagnostic. Le scanner est très utile.
C’est une urgence. Le traitement est chirurgical. Il permettra de réduire la luxation et de stabiliser la fracture.
Les ¾ siègent au niveau du 1/3 moyen.
L’inspection chez un patient présentant une fracture du 1/3 moyen de la clavicule.
La palpation : Inutile, car douloureuse. Elle permet de vérifier l’intégrité vasculaire et nerveuse :
Le bilan radiologique peut se contenter d’une radiographie de face qui permettra d’analyser la fracture
Le traitement est orthopédique avec une immobilisation par :


a- des anneaux claviculaires afin de faire abaisser le segment proximal de la fracture surélevé par le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, ou
b- par un Mayo Clinic, en soulevant le moignon de l’épaule.
Le traitement chirurgical est indiqué pour les fractures des extrémités de la clavicule et en cas de complication vasculaire ou nerveuse.
Souvent une cal vicieuse guette cette affection. Le préjudice est essentiellement esthétique. Dans certains cas il peut avoir des répercussions vasculaires.


Peu fréquentes, on distinguera :
- Les fractures extra articulaires qui sont de bon pronostic
- Des fractures articulaires qui sont redoutables.
Elles résultent le plus souvent d’un choc direct postérieur.
L’inspection ne relève le plus souvent aucun signe particulier. Parfois une ecchymose voir une voussure postérieure.
La palpation orientera sur la topographie, et éliminera une lésion ostéo-articulaire associée.
L’auscultation apprécie l’état pleuropulmonaire.
Les complications cutanées et vasculo-nerveuses sont exceptionnelles.
Le diagnostic est posé par les radiographies.
L’analyse du trait, articulaire ou extra articulaire, conditionnera le traitement :
Atteignent essentiellement les sujets âgés, souvent à la suite d’accidents domestiques. Le mécanisme est indirect par la chute sur le coude ou le talon de la main.
- L’examen clinique :
L’attitude du traumatisé du membre supérieur.
Tuméfaction de l’épaule, mais qui garde son galbe.
L’ecchymose de Hennequin qui intéresse l’aisselle, la paroi latérale du thorax et la face interne du bras.

Retrouve une douleur exquise.
Il ne faut pas chercher une mobilité anormale.
Chercher une complication vasculaire (pouls radial) ou nerveuse (nerf circonflexe et plexus brachial).
Bilan radiologique : Radiographies de l’épaule de face et un profil transthoracique.

Pour les fractures peu ou pas déplacées :
Echarpe ou bandage type Mayo Clinic pour 3 semaines.
On cherchera systématiquement une luxation associée. Le traitement est alors exclusivement chirurgical. Les complications vasculaires et nerveuses sont fréquentes.
Elles doivent être minutieusement recherchées.
Pour les fractures sous tubérositaires, cervicales vraies ou du trochiter : il est chirurgical, mais en urgence différée.
Les fractures de la ceinture scapulaire et du col chirurgical de l’humérus, constituent un motif fréquent de consultation aux urgences. Les complications doivent être systématiquement recherchées par un examen minutieux et systématique
Quant au traitement :
Conférence présentée à la journée JAMU 2006
© Les auteurs - www.efurgences.net
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