Techniques médicales, matériel de réanimation et gestes pratiques médecine d'urgence
De nombreux de virus (plus de 21) peuvent être responsables du syndrome pied-main-bouche. La transmission se fait lors d'épidémies saisonnières par les sécrétions bucco-nasales ou les selles. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus concernés.
La sécurité médicamenteuse constitue un enjeu majeur de santé publique dans les systèmes de soins. Les erreurs médicamenteuses représentent l’une des principales causes d’événements indésirables évitables chez les patients hospitalisés. Selon Organisation mondiale de la Santé (1,2), ces erreurs entraînent chaque année des millions de préjudices et représentent un coût global estimé à 42 milliards de dollars par an pour les systèmes de santé.
Les erreurs médicamenteuses peuvent survenir à toutes les étapes du circuit du médicament : prescription, préparation, dispensation, administration et surveillance thérapeutique.
Une erreur médicamenteuse est définie comme tout événement évitable pouvant entraîner une utilisation inappropriée du médicament ou un préjudice pour le patient lorsque le médicament est sous le contrôle des professionnels de santé, du patient ou du consommateur.
Selon National Coordinating Council for Medication Error Reporting and Prevention (3), ces erreurs peuvent survenir lors de : la prescription, la transcription, la préparation ou dilution, la dispensation, l’administration ou la surveillance du traitement.
Les erreurs médicamenteuses sont fréquentes dans les établissements de santé et constituent un problème majeur de sécurité des patients.
Selon Organisation mondiale de la Santé : les erreurs médicamenteuses causent au moins un décès par jour aux États-Unis, environ 1,3 million de patients sont blessés chaque année par ces erreurs.
Dans les hôpitaux, certaines études montrent que :
Les erreurs surviennent principalement :
Ces données montrent que l’administration représente l’étape la plus critique.
Les erreurs de prescription surviennent lorsque l’ordonnance contient une information incorrecte ou incomplète.
Les erreurs de préparation surviennent principalement avec les médicaments injectables.
Les erreurs d’administration sont les plus fréquentes et surviennent lors de l’administration du médicament au patient.
L’initiative "Medication Without Harm" lancée par Organisation mondiale de la Santé vise à réduire de 50 % les erreurs médicamenteuses graves dans le monde. Les stratégies proposées comprennent :
Les erreurs de prescription et d’administration des médicaments constituent un problème majeur de sécurité des patients. Elles surviennent à différentes étapes du circuit du médicament et sont souvent multifactorielle. La mise en œuvre de stratégies de prévention basées sur les recommandations internationales permet de réduire significativement leur incidence et d’améliorer la qualité des soins.
Nous vous proposons une présentation en PDF expliquant les causes des erreurs et les moyens préventifs en se basant sur des cas cliniques :
© Dr M. Gazzah - efurgences.net
Le médicament est commercialisé sous plusieurs formes, dont la spécialité Narcan®, largement utilisée dans les services d’urgence et dans les programmes de réduction des risques.
La naloxone appartient à la classe des antagonistes compétitifs des récepteurs opioïdes.
La naloxone possède une affinité élevée pour les récepteurs opioïdes μ (mu) et, dans une moindre mesure, pour les récepteurs κ et δ.
Elle agit en :
L’effet apparaît rapidement, en particulier après administration intraveineuse.
| Paramètre | Données principales |
| Absorption | Rapide par voie IV, IM, SC et intranasale |
| Début d’action | 1–2 min (IV), 2–5 min (IM/SC), 5–10 min (intranasal) |
| Distribution | Large distribution tissulaire |
| Métabolisme | Hépatique (glucuroconjugaison) |
| Demi-vie | 30 à 90 minutes |
| Élimination | Rénale |
La durée d’action est souvent plus courte que celle des opioïdes, ce qui expose au risque de renarcotisation.
La naloxone est disponible sous différentes formes :
La spécialité Narcan® est particulièrement connue sous forme de spray nasal à usage d’urgence.
La naloxone est indiquée dans :
Opioïdes concernés : morphine, héroïne, méthadone, oxycodone, fentanyl et dérivés
Dans certains cas liés à l’administration maternelle d’opioïdes pendant le travail.
Distribution aux : usagers de drogues, proches, intervenants communautaires
Posologie initiale habituelle :
Objectif : restaurer une ventilation efficace sans provoquer de sevrage brutal.
En cas d’intoxication sévère : doses cumulées jusqu’à 10 mg possibles.
Spray nasal : 2 à 4 mg par pulvérisation - Répétition possible après 2–3 minutes si absence de réponse.
Les effets secondaires résultent principalement du sevrage opioïde brutal.
Ces complications sont rares mais décrites surtout chez des patients fragiles.
Une surveillance médicale prolongée est nécessaire car :
La surveillance doit porter sur : fréquence respiratoire, saturation en oxygène, état de conscience, signes de sevrage
Des doses répétées peuvent être nécessaires en cas d’opioïdes à longue durée d’action (ex : méthadone).
La naloxone ne remplace pas la prise en charge d’urgence : maintien des voies aériennes, ventilation assistée, oxygénothérapie, hospitalisation si nécessaire.
Administration prudente afin d’éviter : sevrage aigu, agitation sévère.
Risque de : tachycardie, hypertension, troubles du rythme.
La naloxone peut être utilisée en urgence si le bénéfice maternel l’emporte sur le risque potentiel.
Contre-indication relative chez les nouveau-nés de mères dépendantes aux opioïdes en raison du risque de sevrage néonatal aigu.
La naloxone agit spécifiquement sur les opioïdes agonistes et n’interagit pas significativement avec les autres classes pharmacologiques. Elle peut cependant annuler l’effet analgésique des opioïdes administrés à visée thérapeutique.
La naloxone chlorhydrate constitue le traitement de référence des intoxications aux opioïdes. Son action rapide sur la dépression respiratoire en fait un médicament essentiel en médecine d’urgence et dans les programmes de santé publique visant à réduire la mortalité liée aux overdoses. L’utilisation de la naloxone nécessite toutefois :
Son accessibilité croissante, notamment sous forme intranasale, représente aujourd’hui un outil majeur de prévention des décès liés aux opioïdes.
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Le scope (ou moniteur multiparamétrique de surveillance) est un écran TV qui permet de suivre en permanence les paramètres vitaux comme le rythme cardiaque, le pouls, le taux d'oxygène dans le sang (SpO2), la tension artérielle ou encore la température. Il est relié au patient par des électrodes. En cas de trouble du rythme par exemple, l’appareil déclenche une alarme visuelle et sonore.
Scoper un patient signifie donc surveiller en permanence ses paramètres vitaux en utilisant un petit ordinateur appelé "Scope".
Actuellement ces scopes sont de plus en plus sophistiqués : taille de plus en plus petite, transmission de l’affichage à distance par Wifi, enregistrement des paramètres sur papier, etc.
Le choix de l'appareil est important, ses performances techniques doivent être adaptées aux besoins. Les prix varient de 2000 à 5000 euros environ selon la marque.
Les équipes du SAMU utilisent toujours des scopes à batterie et couplés à un défibrillateur permettant de choquer le patient en cas d’arrêt cardiaque par FV ou troubles graves du rythme.
Les électrodes autocollantes sont préférables car ils sont plus stables et ne gênent pas la mobilité du patient. On peut choisir le système 3 ou 5 électrodes
| Pinces membres | Électrodes autocollantes |
⚠️ Codes couleurs varient selon norme (AHA vs IEC) → toujours vérifier avec le matériel utilisé + protocole local
Utilisé principalement pour surveiller le rythme (Lead I, II, III).
Placement anatomique :
Couleurs usuelles :
💡 AHA (standard moniteur courant) :
💡 IEC / norme européenne alternative :
👉 Le « scope » 3 fils donne une surveillance rythme simple.
Ajoute un électrode thoracique (précordiale), souvent en V1 pour enrichir l’analyse du rythme et du segment ST.
Placement anatomique :
📌 Les électrodes « limb leads » sont parfois placées sur le thorax plutôt qu’aux extrémités pour réduire les artefacts sans changer l’axe de mesure significativement.
Couleurs usuelles (AHA) :
IEC (norme européenne alternative) :
✅ 3-fils = rythme de base (RA, LA, LL)
✅ 5-fils = rythme + un électrode précordial
On peut même utiliser les 12 dérivations standards pour enregistrer un ECG si les options de l'appareil les permettent.
Il faut utiliser un brassard adapté au bras du malade (obèse, enfant, etc). Programmer l'appareil pour mesures automatiques de la TA selon le rythme voulu, par exemple toutes les 5 min ou 15 min ou plus (juste le nécessaire pour ne pas déranger le patient).
Voir notre article sur ce sujet : "oxymètre de pouls"
Le personnel soignant dispose de technologies modernes, sophistiquées et coûteuses. Il est impératif de réviser notre enseignement et notre apprentissage.
©mise à jour 2025 - efurgences
Lire la suite : Pied diabétique infecté : 10 points à retenir