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Les dyslipidémies peuvent être primitives (génétiques) ou secondaires causées par le mode de vie et d'autres facteurs.
| BILAN LIPIDIQUE | |
| Cholestérol total | < 2 g/L (5,2 mmol/L). |
| LDL Cholestérol | < 1,6 g/L (4,1 mmol/L) ou < 1,3 g/L (3,4 mmol/L) si facteurs de risque |
| HDL Cholestérol |
> 0,40 g/L (1 mmol/L) |
| Triglycérides | < 1,6 g/L (1,7 mmol/L) |
• CHOLESTÉROL TOTAL : trois quarts du cholestérol présent dans l'organisme provient du foie, le quart restant de l'alimentation (produits d'origine animale tel que viandes, produits laitiers, crustacés, poissons, œufs...). L'excès de cholestérol est asymptomatique mais c’est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires.
• LDL CHOLESTÉROL (mauvais cholestérol) : transportent le cholestérol du foie vers toutes les cellules et peuvent s'accumuler et contribuer à la formation des plaques d'athéromes.
• HDL CHOLESTÉROL (bon cholestérol) : ces protéines récupèrent le cholestérol en excès et le ramènent au foie où il est transformé avant d'être éliminé.
• TRIGLYCÉRIDES : sont composés d’acides gras et de glycérol et sont stockés dans les tissus adipeux. Ils sont produits dans les intestins à partir de l’alimentation et dans le foie. L'hypertriglycéridémie élevée peut se compliquer de stéatose hépatique, plaques d’athéromes et de pancréatite aiguë.
L'athérosclérose est une réponse inflammatoire chronique de la paroi artérielle à une lésion endothéliale, les facteurs de risque sont à rechercher systématiquement.
- Les patients "à haut risque cardiovasculaire" sont ceux qui ont des antécédents personnels de maladie cardiovasculaire (infarctus, angor, artérite, accident vasculaire cérébral), et ceux qui souffrent de diabète de type 2 avec néphropathie ou 2 autres facteurs de risque cardiovasculaire.
Hypercholestérolémie primaire ou dyslipidémie mixte, prévention cardiovasculaire chez les personnes à risque.
Grossesse et allaitement, alcoolisme, maladie hépatique évolutive, anomalies du bilan hépatique (élévation des transaminases), insuffisance rénale sévère, myopathie.
Myalgies, myopathies et plus rarement une rhabdomyolyse (élévation de CPK) favorisée par doses élevée de statine, insuffisance rénale ou hépatique, hypothyroïdie ou âge avancé. Plusieurs médicaments en interaction dont l’association est contre-indiquées (tel que certains macrolides, antiviraux, antimycosiques). On peut observer une hyperglycémie ou une élévation des transaminases.
| STATINES | ||
| Atorvastatine |
TAHOR® ATOR® CHOLESTYL® LAPTOR® STATINOR® TORVA® TAVASTOR® Comp 10 – 20 – 40 et 80 mg |
Hypercholestérolémie : 10 à 80 mg/j - Prévention CVx : 10 mg/j |
| Rosuvastatine |
CRESTOR® ROSULIP® ROSUVASCOR® VISSEN® NEACREST® Comp 5 – 10 et 20 mg |
Hypercholestérolémie : 5 à 10 mg/j Hypercholestérolémie familiale : 5 à 10 mg/j Prévention CVx : 20 mg/j |
| Simvastatine |
VASCOR® LIPICARD® REDULIP® ZOVATIN® SIMVAX® Comp 10 - 20 - 40 mg |
Hypercholestérolémie : 10 à 20 mg/j Hypercholestérolémie familiale homozygote : 40 mg/j Prévention CVx : 20 à 40 mg/j |
| Pravastatine |
PRAVAST® Comp 20 mg |
Hypercholestérolémie : 10 à 40 mg/j Prévention CVx : 40 mg/j |
| Fluvastatine |
FLUVASTA® LESCOL® Comp 40 et 80 mg |
Dyslipidémies : 20 à 80 mg/j Prévention CVx : 80 mg/j |
Hypertriglycéridémie sévère associée ou non à un faible taux de HDL-cholestérol, hyperlipidémie mixte lorsqu’une statine est contre-indiquée ou non tolérée.
Myalgies et rhabdomyolyse (risque majoré en cas d'insuffisance rénale, hypothyroïdie ou âge avancé), troubles digestifs fréquents, céphalées, vertiges, fatigue, troubles visuels, insomnie, troubles érectiles, troubles du goût, éruptions cutanées, prurit, photosensibilisations, alopécies, thrombopénie, anémie, leucopénie, hypoglycémie, augmentations des transaminases, élévation de créatininémie, lithiases biliaires.
Insuffisance hépatique et rénale sévères.
| HYPOLIPÉDIMIANTS | ||
| Fénofibrate |
LIPANTHYL® Comp 160 – 300 mg HYPOLIP® Comp 160 – 200 mg |
160 à 300 mg/jour |
| Cibrofibrate | LIPANOR® Gélule 100 mg | 1 gélule/jour |
| Ezétimibe | EZETROL® EZEMIB® 10 mg Comp | 1 Comp/jour |
1. Canadian Cardiovascular Society : guidelines for the management of dyslipidemia for the prevention of cardiovascular disease in the adult. Canadian Journal of Cardiology, mars 2021.
2. ESC : ESC/EAS Guidelines for the management of dyslipidaemias. European Heart Journal (2020) Jan 1 ; 41(1): 111-188
Annexe : RAPPORT DE L'ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE (FRANCE) - MAI 2018
L’excès de cholestérol transporté par les lipoprotéines de basse densité (LDL) est un facteur causal des maladies cardio-vasculaires. Les arguments en faveur de ce lien de causalité sont épidémiologiques, cliniques, physiopathologiques et thérapeutiques.
Ce rapport a pour but d’analyser de manière objective les preuves en faveur de l’efficacité, de l’efficience et des effets indésirables des traitements par statines, mais aussi d’étudier les raisons qui sous-tendent la polémique et les conséquences pour la population des arrêts intempestifs de traitement..
Il ressort clairement des données colligées que le bénéfice/risque de l’emploi de cette classe thérapeutique est particulièrement favorable pour la prévention des accidents cardio-vasculaires notamment chez les patients à très haut risque ou ayant une maladie cardio-vasculaire documentée.
Les statines sont indispensables quand le risque de faire un accident cardio-vasculaire est élevé ou très élevé. Non indiquées lorsque ce risque est faible du fait de leur cout élevé et des possibles éffets indésirables.
Les effets indésirables existent mais rares, ils sont surtout musculaires allant d'une simple myalgie à la rhabdomyolyse et l'insuffisance renale.
Les auteurs espèrent que la lecture de ce rapport éclairera les patients traités par statines sur le fait que :
Lien de ce document en PDF : Académie nationale de médecine - Rapport statines 2018
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• Il est recommandé que toute prescription d'antalgique soit précédée et suivie d’une évaluation systématique de la douleur au moyen d'une échelle visuelle analogique (EVA) cotée de 0 à 100 mm (ou de 0 à 10 cm). La douleur nécessite un traitement si EVA > 4/10, elle est sévère si EVA > 6/10.
• Une réévaluation clinique régulière est nécessaire après le traitement.
• En traumatologie : des gestes non pharmacologiques peuvent être efficaces comme l’immobilisation des membres en cas de fracture « un plâtre est plus efficace que la morphine » ou la cryothérapie (glace) pour les entorses.
Cet article résume les différents médicaments utilisés comme antalgiques et la conduite à tenir devant les situations cliniques rencontrées en médecine d'urgence.
Chapitre 17 - antalgiques :
I. PALIER 1 : DOULEURS LÉGÈRES À MOYENNES
1. Paracétamol (acétaminophène)
2. Salicylés
3. Néfopam
4. Anti-inflammatoires non stéroïdiens
II. PALIER 2 : DOULEURS MOYENNES À INTENSES
1. Chlorhydrate de tramadol
2. Les associations avec opioïdes et caféine : Codéine, Caféine, Opium
III. PALIER 3 : DOULEURS TRÈS INTENSES :
1. Chlorhydrate de morphine
2. FENTANYL® - MOSCONTIN® - SKENAN LP®
IV. AUTRES MÉTHODES D’ANALGÉSIE :
1. Protoxyde d'azote (MEOPA)
2. Anesthésiques locaux topiques : Lidocaïne
3. Méthoxyflurane : PENTHROX®
4. Solutions sucrées orales pour les nourrissons
Chapitre 18 - Traitement de la douleur :
I. Traitement de la colique néphrétique
II. Traitement des céphalées - Hémorragie Sous-Arachnoïdienne - Migraine
III. Traitement de la crise drépanocytaire
IV. Traitement de la crise de goutte
V. Traitement des douleurs bucco-dentaires
VI. Traitement des douleurs neuropathiques
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PLAN DE L'ARTICLE :
Remarque : liste detaillée des antibiotiques abordée au chapitre 25
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I. DOULEUR ABDOMINALE AIGUE
II. ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX (UGD)
III. ENCÉPHALOPATHIE HÉPATIQUE
IV. HÉMORROÏDES ET FISSURES ANALES
V. ANTI VOMITIFS
VI. ANTI SPASMODIQUES
VII. LAXATIFS
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Deux pathologies fréquentes en ORL seront exposées dans cet article.
Le vertige est un dysfonctionnement du système vestibulaire dont l’origine peut être périphérique ou centrale.
Sensation erronée de déplacement du corps par rapport à l'espace environnant, ou de l'espace par rapport au corps, le vertige se déclenche uniquement lors des changements de position de la tête, d’intensité variable, sa durée est brève et peut s’accompagner de nausées et vomissements. L’interrogatoire et l’examen clinique bien conduit permettent de distinguer le Vertige Positionnel Paroxystique Bénin (VPPB), très fréquent, d’un vertige lié à une atteinte périphérique (maladie de Ménière, névrite vestibulaire…) ou centrale (accident vasculaire cérébelleux…) qui nécessitent un avis spécialisé en urgence.
- La présence d’un signe neurologique est en faveur d’une cause centrale.
- Un nystagmus spontané (mouvements saccadés des yeux en suivant un doigt de gauche à droite, inhibés par fixation visuelle) suggère une atteinte vestibulaire, tandis qu’un nystagmus central (mouvements saccadés non inhibés par fixation visuelle) évoque une atteinte centrale.
Diagnostic et traitement : ... la suite en PDF
Devant toute paralysie faciale l’examen clinique neurologique et ORL doit éliminer les paralysies d’origine centrale (AVC).
La paralysie de Bell typique (90% des cas) est une parésie faciale unilatérale impliquant tous les muscles de l’hémiface avec diminution ou abolition des rides du front, diminution ou abolition de la fermeture palpébrale (signe de Charles Bell), effacement du sillon nasogénien, chute de la commissure labiale, impossibilité de siffler ou de gonfler les joues, abolition du réflexe nasopalpébral, perte du gout aux 2/3 antérieurs de la langue, hyperacousie homolatérale.
Il n’existe ni fièvre, ni adénopathie ni surdité ni vertiges ni signes cutanés.
La PFP est le plus souvent idiopathique, parfois secondaire à des causes immunitaires, traumatiques, tumorales ou virales.
À rechercher : diabète, sarcoïdose, borréliose de Lyme, virus herpès simplex, VIH et Varicelle-Zona (otalgie parfois intense).
La plupart des patients guérissent complètement en quelques mois, avec ou sans traitement, d’autres guérissent avec des séquelles.
Un avis d’ORL et des examens complémentaires sont parfois utiles : audiométrie et IRM.
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