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La perfusion continue avec un pousse seringue électrique PSE est devenue aujourd’hui une technique très répandue et indispensable dans tous les hôpitaux. Pour réaliser cette perfusion il faut respecter certaines précautions.

 Cette pratique est l’une des principales causes des erreurs de prescription et d’administration des médicaments :

erreurs de reconstitution, de dilution, de débit et de surveillance. Les causes de ces erreurs sont dues à la mauvaise connaissance des principes de base et à un défaut d’harmonisation de la pratique entre les services hospitaliers et même parfois entre les équipes du même service.

Ce document est un outil pédagogique pour l'apprentissage de reconstitution des médicaments et calcul du débit afin de réaliser une perfusion avec un pousse seringue électrique.

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PLAN :

1. Les indications d’une perfusion

2. Le choix du matériel :

  • Pousse seringue électrique PSE
  • Seringues
  • Tubulures

3. Notions de base :

  • Posologie
  • Dilution
  • Problèmes d’incompatibilité
  • Étiquetage des seringues

4. Calcul du débit :

Exemples permettent l’apprentissage du calcul de la concentration et le débit d’administration de quelques médicaments usuels.

5. Tableaux de débit :

Exemples : adrénaline, Dobutamine

Le Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote (MÉOPA) est un antalgique connu depuis longtemps et d’utilisation courante dans les hôpitaux depuis plus de trois décennies. Cette thérapeutique antalgique est adoptée par plusieurs services spécialisés comme la pédiatrie, la médecine d’urgence, la cancérologie, la chirurgie et l’odontologie. Elle devient aussi de pratique coutumière en ambulatoire et dans les cabinets privés de chirurgie dentaire et de dermatologie essentiellement.
Cependant le protoxyde d’azote suscite toujours la réticence de quelques professionnels de santé et une polémique était soulevée par les médecins du travail et les écologistes. Des questions sont posées sur son innocuité à long terme en milieu du travail et sur ses effets nocifs sur l’environnement. D’ailleurs, il est classé comme gaz polluant par le protocole de Kyoto.

1. Historique :

Le protoxyde d'azote N2O (Nitrous oxide) est un gaz incolore, inodore, découvert en 1772 par le chimiste anglais Humphry Davy, d'utilisations diverses en industrie. Utilisé dès la fin du 18è siècle comme gaz hilarant (laughing gas) dans les foires à cause de son effet euphorisant. Parfois inhalé sous forme de ballons dans les soirées et les manifestations festives.
Le protoxyde d'azote a été utilisé comme anesthésique depuis 1844 et remplace le chloroforme et l’éther aux blocs opératoires. Le N2O seul provoque l’asphyxie, il doit y exister toujours une source d’oxygène.

Il est commercialisé en Angleterre, depuis 1961, sous forme de mélange avec l'oxygène (MÉOPA mélange équimolaire O2 50% - N2O 50%), ce qui facilite son utilisation médicale. Les fabricants ont obtenu l’AMM en France en 2001 pour la prise en charge hospitalière de l'analgésie dans les gestes douloureux de courte durée et en 2009 pour l’usage en ambulatoire.

Plusieurs recommandations de bonne pratique pour la prise en charge de la douleur en font un produit de référence. Les douleurs sévères (EVA > 60) imposent de recourir d’emblée aux autres antalgiques.

2. Indications

Les recommandations confirment l’utilisation du MEOPA pour des gestes douloureux courts ou anxiogènes.

Soins médicaux et urgences

  • ponction veineuse, ponction lombaire
  • sutures, petite chirurgie superficielle
  • pansements de brûlures
  • transport de patients douloureux.

Pédiatrie

  • soins douloureux chez l’enfant
  • procédures diagnostiques ou thérapeutiques.

Odontologie

  • patients anxieux
  • enfants ou personnes handicapées.

Obstétrique

  • analgésie temporaire avant péridurale ou si celle-ci est impossible.

👉 Le MEOPA est recommandé pour douleur légère à modérée, mais pas comme antalgique majeur.

3. Modalités d’administration 

Les protocoles récents insistent sur plusieurs règles :

Avant le geste

  • inhalation ≥ 3 minutes avant l’acte.

Pendant l’administration

  • surveillance clinique continue (conscience, respiration, saturation).
  • présence d’un soignant dédié à la surveillance.
  • débit adapté à la ventilation du patient.

Durée

  • ≤ 60 minutes d’inhalation continue.
  • utilisation répétée ≤ 15 jours.

Après l’arrêt

  • administration d’oxygène pur quelques minutes
  • surveillance jusqu’au retour complet de l’état normal.

4. Contre-indications principales

Les recommandations rappellent plusieurs situations où le MEOPA ne doit pas être utilisé :

  • pneumothorax ou épanchement gazeux non drainé
  • traumatisme crânien non évalué
  • hypertension intracrânienne
  • altération de la conscience empêchant la coopération
  • chirurgie ophtalmique récente avec gaz intra-oculaire
  • carence en vitamine B12 non corrigée.

5. Effets indésirables et risques

Effets fréquents

  • vertiges
  • somnolence
  • sensation d’euphorie.

Risques rares mais connus

  • myéloneuropathie et anémie mégaloblastique en cas d’exposition prolongée par inhibition de la vitamine B12.

Ces complications concernent surtout :

  • les expositions répétées
  • les abus ou intoxications au protoxyde d’azote.

6. Recommandations de sécurité environnementale

Les agences de santé recommandent :

  • locaux ventilés ou système de récupération des gaz.
  • limite d’exposition professionnelle ~25 ppm sur 8 h pour le personnel.

7. Position des sociétés savantes 

Des sociétés de pédiatrie et de douleur rappellent que le MEOPA est :

  • efficace et sûr en contexte médical,
  • à distinguer de l’usage récréatif du protoxyde d’azote.

Son utilisation reste fortement soutenue pour les soins douloureux courts, notamment en pédiatrie.

Conclusion

Les recommandations maintiennent le MEOPA comme un outil de référence pour l’analgésie procédurale courte, à condition de respecter :

  • indications limitées (douleur légère à modérée)
  • surveillance continue
  • durée maximale d’inhalation
  • contre-indications et prévention de l’exposition professionnelle.

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Société française de médecine d’urgence SFMU – 2017

Ce référentiel traite de la prise en charge des plaies cutanées aiguës en structures d'urgences.
Le principal enjeu en urgence est d’abord d’évaluer son risque vital, puis son devenir fonctionnel et esthétique. Le soin se positionne en support à la cicatrisation naturelle.

  • Le lavage est la première étape primordiale à enseigner dès le plus jeune âge aux populations. L’eau du robinet et le savon ne sont jamais contre-indiqués sur une plaie.
  • Comment et avec quoi réaliser ce lavage initial ?
  • Le microbiote cutané est-il ami ou ennemi ?
  • Les antiseptiques ont-ils une place dans ce temps de l’urgence ?
  • Quand, comment et quelles plaies suturer ? Existe-t-il encore un délai ?
  • Quelles complications pour les plaies aiguës (risque vital, infectieux, fonctionnel, esthétique, de non-cicatrisation) ?
  • Comment les prévenir (antibiothérapie, prise en charge multidisciplinaire) ? Prévention du tétanos, morsures animales, ..
  • Faut-il réaliser un prélèvement bactériologique ?

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La diarrhée est un motif fréquent de consultations en médecine générale, partout dans le monde, habituellement bénigne et transitoire ne nécessitant pas de traitement à part l’apport hydrique. Sa cause est infectieuse le plus souvent mais pas toujours. La déshydratation est sa principale complication qui peut mettre la vie du patient en jeu.

Le recours aux antiseptiques intestinaux et aux antibiotiques est souvent abusif, non seulement inefficaces et coûteux, mais contribuent à l’amplification du problème de résistances de plus en plus constatées.

La prévention individuelle et collective est importante puisque la transmission des germes se fait par les mains sales, les mouches, l’eau et les aliments contaminés.

L’objectif de cet exposé est une mise au point sur une situation particulière concernant la diarrhée des voyageurs (ou turista) en rappelant les critères du diagnostic, les différents syndromes cliniques, les principales étiologies et la conduite thérapeutique en fonction des signes d’alarme. Nous résumons en particulier les recommandations internationales concernant la diarrhée des voyageurs.

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PLAN DE L'ARTICLE :

1) Diarrhée, définition et différents syndromes

  • Syndrome diarrhéique
  • Syndrome cholériforme
  • Syndrome dysentérique

2) Diagnostic et évaluation clinique

3) Diarrhée des voyageurs

4) Traitement de la diarrhée des voyageurs

  • Réhydratation
  • Régime alimentaire
  • Traitement symptomatique
  • Inhibiteurs du transit intestinal et anti sécrétoires
  • Probiotiques
  • Antiseptiques intestinaux
  • Pansements intestinaux
  • Antibiotiques

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Diagnostic d'un syndrome coronarien aigu SCA avec sus décalage ST et conduite à tenir aux urgences

Principes d'utilisation des fibrinolytiques modernes :

  • Respect des indications et des contre indications
  • Le plus précoce par rapport au début de la douleur, idéalement en pré-hospitalier
  • Utiliser un fibrinolytique spécifique adapté au poids
  • Traitement antithrombine : HNF ou Enoxaparine également adapté au poids et à la fonction rénale
  • Traitement antiplaquettaire double associant aspirine et clopidogrel
  • Admission dans une unité de soins intensifs cardiologiques avec KT disponible 24h/24

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