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La température élevée impose la recherche d’une étiologie, ce qui est parfois difficile mais il faut savoir que la cause n’est pas toujours une infection, un syndrome inflammatoire ou une hyperthermie maligne mettant le pronostic vital en jeux sont parfois la cause.
Les moyens thérapeutiques sont très variés, on traite cas par cas, les antipyrétiques usuels sont parfois inefficaces. Jamais d’antibiotiques sans preuve d’infection.
Dans cette présentation nous allons exposer les dernières recommandations concernant le diagnostic d'une fièvre, les complications, la démarche de diagnostic étiologique et les moyens thérapeutiques selon les différentes situations cliniques.
Également :
- Rappel des nouvelles définitions du sepsis et choc septique
- Définition et traitement des hyperthermies malignes (Malignant hyperthermia)
1. Le coup de chaleur (Heat Stroke) du à une charge thermique exogène par une surexposition environnementale (canicule)
2. Hyperthermie maligne d’exercice due à une charge thermique endogène (chez les sportifs)
3. Hyperthermie maligne anesthésique
4. Le syndrome malin des neuroleptiques
Les appellations anciennes noyade primaire, noyade secondaire, noyade sèche (selon les circonstances) et les définitions anglophones (near drowning en cas de survie) sont désormais abandonnées au profit d’une définition unique.
LE MAGNÉSIUM DANS L’ORGANISME :
La quantité de Mg dans l’organisme sous forme de cation (Mg++) est environ 25 g, essentiellement au niveau des os, dents, muscles et 1% dans le sang. La magnésémie normale chez l’adulte est de l’ordre de 0,70 à 0,90 mmol/L (soit 18 à 22 mg/L) mais en pratique il est très difficile de la doser avec précision. Il intervient dans au moins 300 réactions enzymatiques. Il joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des muscles, du système nerveux, du rythme cardiaque et accélère le transit digestif.
L’apport alimentaire journalier est de l’ordre de 300 et 400 mg (6 mg/kg/j).
L’élimination du Mg est rénale. En cas d’insuffisance rénale on observe une hypermagnésemie.
LE MAGNÉSIUM EN MÉDECINE :
Le magnésium médicament existe sous forme de comprimés, poudre, solutés injectables et aussi associé à plusieurs autres produits pharmaceutiques comme excipient tels que les alginates, pansements intestinaux, anti acides et laxatifs.
Le sulfate de magnésium heptahydrate MgSO4 fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’OMS.
LES INDICATIONS PRINCIPALES :
1/ Carence :
Les signes de carence sont discrets et non spécifiques, il faut la suspecter toujours devant une hypokaliémie et une hypocalcémie. En cas d’hypomagnésémie sévère, on observe des engourdissements, des crampes musculaires, des tremblements ou une irrégularité du rythme cardiaque.
Le déficit en Mg peut se voir en cas de manque d’apport alimentaire, d’élimination excessive par voie digestive (diarrhées chroniques) ou urinaire (diurétiques). Les personnes âgées, les diabétiques, les femmes enceintes, sont particulièrement exposées à ce type de problème.
Un supplément de Magnésium peut être proposé sous forme de solution ou comprimés à la dose de 350 - 400 mg/jour.
Dans les formes graves : perfusion intraveineuse de 1,5 g à 2 g de sulfate de magnésium heptahydraté par 24 heures.
2/ Constipations :
Le Mg par voie orale est un puissant laxatif par augmentation de l'hydratation et du volume du contenu colique par effet osmotique. Il faut une dose supérieure à 350 mg en une seule prise.
3/ Les crampes musculaires :
La crampe musculaire est une contraction involontaire non commandée par le cerveau. Le magnésium est relaxant, il est largement utilisé pour prévenir les crampes nocturnes des membres inférieurs. Mais, selon plusieurs études, son efficacité est douteuse, il est comparable au placebo (5)(2).
4/ Traitement préventif et curatif de la crise d'éclampsie :
Le Mg a des effets neuro-protecteurs et anti-comitiaux. Le MgSO4 est recommandé car il est supérieur au diazépam, à la phénytoïne et à l'association (phénergan, dolosal, largactyl) pour le traitement d’une crise en cours et pour la prévention de sa récidive. (7)( 9).
5/ Traitement curatif des torsades de pointes avec QT long :
Les effets anti-arythmiques des sels de magnésium sont liés à leur action stabilisante de membrane.
Le sulfate de magnésium est le traitement de première intention à la dose de 2 g I.V. en 5 minutes, suivie d’une perfusion continue de 3 à 20 mg/min jusqu’à diminution du QT. Le traitement de la cause est primordial.
6/ Traitement de l’hypokaliémie associées à une hypo-magnésémie:
Le potassium KCl est le traitement essentiel.
Le sulfate de magnésium en perfusion lente peut être prescrit et sera interrompu dès normalisation de la magnésémie.
7/ Traitement de l’asthme et l'exacerbation de BPCO :
8/ Magnésium et COVID-19 :
SRAS-CoV-2, la maladie causée par le nouveau coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère, est apparue en 2019 et a causé une pandémie. Les ventes de compléments alimentaires ont augmenté après l'émergence de COVID-19 car de nombreuses personnes espéraient que ces produits pourraient fournir une certaine protection contre l'infection ou aider à réduire la gravité de la maladie.
Actuellement, les données sont insuffisantes pour étayer les recommandations pour ou contre l'utilisation du magnésium ou du zinc pour prévenir ou traiter le COVID-19.
CONTRE INDICATIONS ET PRÉCAUTIONS :
SURDOSAGE :
L’intoxication est grave à partir de 3 mmol/L. Souvent iatrogène par surdosage ou lors d’une insuffisance rénale sévère.
Les signes d’intoxication :
- Nausées, vomissements, sueurs, rougeur
- Troubles de la conscience,
- Diminution des reflexes ostéotendineux ROT, puis abolition.
- Paralysie neuromusculaire (analogue à celle de la curarisation)
- Dépression respiratoire
- Hypotension (vasoplégique, puis mixte)
- Bradycardie
Conduite à tenir :
* Dans les formes mineures :
Arrêt de l’administration de Magnésium. Lorsque la fonction rénale est normale, la magnésémie se normalise rapidement
* En cas d’intoxication grave et symptomatique :
- L’antidote est le Gluconate de Calcium 10% (Amp 10 ml = 1 g) . À administrer par voie IV à la dose de 1 g en IV lente sur 10 minutes (attention : contre indiqué si patient est sous digitaliques).
- L’effet du Ca++ est immédiat mais transitoire.
- La dialyse est envisagée en cas d’insuffisance rénale.
PRÉSENTATIONS INJECTABLES :
PRÉSENTATIONS ORALES :
© 2017-2021 * Dr Mounir Gazzah -
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
1. British Thoracic Society : British guideline on the management of asthma 2016
2. Dictionnaire VIDAL
3. F. Sztark : Le magnésium est-il un médicament ? MAPAR 2002. Site : mapar.org
4. Global Initiative for Asthma : GINA 2017 Pocket Guide for Asthma Management and Prevention. site : ginasthma.org
5. MAISONNEUVE, Hubert & col. : Les crampes idiopathiques nocturnes des personnes de plus de 60 ans: prévention et thérapeutique. Médecine thérapeutique pédiatrie, 2015, vol. 21, no. 3, p. 196-201
6. Prise en charge des exacerbations de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) - Recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF). Revue des Maladies Respiratoires 2017;34(4):282-322
7. SFAR/CNGOF/SFMP/SFNN : Prise en charge multidisciplinaire des formes graves de pré-éclampsie. Recommandations formalisées d’experts communes 2009. Site : sfar.org
8. RAPHAËL Maurice & Col. : Y a-t-il une place pour le sulfate de magnésium en médecine d'urgence ? MT. Médecine thérapeutique 2005, vol. 11, n°3, pp. 207-211
9. Réanimation des formes graves de pré éclampsie. Conférence d’expert. SFAR. 11 avril 2013. Site : sfar.org
10. Tatsumi H : A case of cardiopulmonary arrest caused by laxatives-induced hypermagnesemia in a patient with anorexia nervosa and chronic renal failure. J Anesth. 2011 Dec;25(6):935-8.
C’est au 19ème siècle, observant des fortes migraines chez les fabricants d’explosifs, que des chercheurs découvrent l’action vasodilatatrice de la NITROGLYCÉRINE.
L’action anti-angor de cette molécule a été décrite par le cardiologue William Murrel en 1879. Afin de rassurer les médecins et les patients et les convaincre qu’elle n’est pas un pétard, on lui a donné un autre nom : TRINITRINE.
Les dérivés nitrés existent sous différentes formes galéniques, permettant leur administration par voie sublinguale, transdermique, orale, ou intra-veineuse.
Leur mécanisme d’action dans l’organisme est lié au radical monoxyde d’azote (NO) qui, par l’intermédiaire d’enzymes, libère la GMPc, diminue la concentration intracellulaire du calcium et provoque une relaxation des muscles lisses des vaisseaux sanguins.
L’action la plus spectaculaire est la dilation des artères coronaires ce qui permet une meilleure oxygénation du cœur.
La dilatation, par un mécanisme peu connu, est préférentiellement veineuse d’où la diminution des volumes télédiastoliques et de la précharge ventriculaire. Autrement dit une amélioration de la fonction cardiaque.
INDICATIONS, CONTRE INDICATIONS et POSOLOGIE : Téléchargez le document en PDF
Pr. Ag. Youssef Chaker – Chirurgien
Les objectifs de ce cours :
Reconnaître la fréquence des brûlures caustiques du tractus digestif supérieur et les principaux agents caustiques.
Décrire les différentes lésions digestives et extra-digestives rencontrées dans les BCTDS.
Réunir les éléments cliniques et paracliniques permettant d’évaluer la gravité d’une œsophagite caustique.
Planifier la prise en charge initiale d’un patient victime d’une ingestion de caustique en tenant compte du bilan lésionnel initial.
Citer les pathologies qui peuvent poser un problème diagnostique avec les BCTDS.
Établir la stratégie thérapeutique d’un patient victime d’une ingestion de caustique à la phase de séquelles.