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Pour plus de détails : lisez notre article "colique néphrétique, mise au point"

La colique néphrétique est un syndrome douloureux aigu lié à une obstruction brutale des voies excrétrices urinaires, entraînant une augmentation de la pression intraluminale et une distension pyélo-calicielle, le plus souvent d’origine lithiasique.

La douleur résulte de :

  • L’augmentation rapide de la pression intra-urinaire
  • La stimulation des fibres nerveuses sympathiques (T10–L2)
  • La libération locale de prostaglandines entraînant vasodilatation et œdème urétéral

Principaux diagnostics différentiels :

  • Aortite ou dissection aortique
  • Appendicite aiguë
  • Cholécystite aiguë
  • Pyélonéphrite aiguë
  • Torsion testiculaire
  • Colique hépatique

Le scanner abdomino-pelvien sans injection est l’examen de référence :

  • Sensibilité et spécificité > 95 %
  • Permet d’évaluer taille, localisation du calcul et complications

L’échographie est une alternative chez la femme enceinte.

    Le traitement de première intention repose sur :

    • AINS (kétoprofène, diclofénac) IM ou IV (selon AMM)
    • Antalgiques de palier I ou II si nécessaire
    • Les opioïdes (ex. Morphine) sont réservés aux échecs des AINS ou contre indications.

    Les antispasmodiques ne sont pas efficaces

      Hospitalisation indiquée en cas de :

      • Colique néphrétique fébrile
      • Insuffisance rénale aiguë ou aggravation d'IRC
      • Douleur incontrôlable par le traitement antalgique bien conduit
      • Vomissements incoercibles
      • Grossesse
      • Rein unique
      • Terrain fragile

      Un drainage des voies urinaires est urgent en cas de :

      • Obstruction + infection (urgence vitale)
      • Détresse rénale aiguë

      Techniques : sonde JJ ou néphrostomie percutanée.

        Les principaux facteurs sont :

        • Taille (< 5 mm favorable)
        • Localisation distale urétérale
        • Morphologie urétérale
        • Absence d’obstacle associé

        Un bilan est recommandé surtout en cas de récidive :

        • Analyse du calcul si récupéré
        • Bilan métabolique sanguin et urinaire
        • Recherche de facteurs nutritionnels ou métaboliques

        Prévention basée sur :

        • Hydratation suffisante (> 2 L/j d’urines), eau de robinet ou en bouteille
        • Adaptation alimentaire ciblée
        • Traitement des anomalies métaboliques (goutte)
        • Suivi néphrologique ou urologique

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