L'hyponatrémie se définit par une concentration plasmatique de sodium inférieure à 135 mmol/L. Reflet fréquent d'un trouble de l'hydratation cellulaire en médecine d'urgence, sa prise en charge repose impérativement sur l'identification rigoureuse de son origine étiologique afin d'éviter toute correction inappropriée.
Pour guider le clinicien de manière efficiente au lit du malade, notre outil interactif applique une approche algorithmique séquentielle et sécurisée :
- Calcul initial de l'osmolarité plasmatique : L'arbre décisionnel impose d'abord l'évaluation de l'osmolarité calculée à partir de la natrémie, de la glycémie et de l'urée. Cette étape fondamentale permet d'écarter d'emblée les fausses hyponatrémies (pseudo-hyponatrémies isotoniques liées à une hyperprotidémie ou hypertriglycéridémie) et les hyponatrémies translocatives (hypertoniques, secondaires à une hyperglycémie majeure).
- Analyse de la réponse rénale : Face à une hyponatrémie hypotonique (vraie), l'algorithme évalue l'osmolarité urinaire. Une urine correctement diluée (< 100 mOsm/kg) oriente immédiatement vers des excès d'apports en eau libre (potomanie, syndrome des buveurs de bière).
- Confrontation de la volémie et de la natriurèse : Pour les urines concentrées, l'outil croise le statut volémique clinique du patient (hypovolémie, euvolémie ou hypervolémie) avec le taux de sodium urinaire (seuil de 30 mmol/L) pour discriminer avec précision les causes extra-rénales, les pertes rénales (diurétiques, insuffisance surrénalienne) ou les syndromes de dilution pure (SIADH).
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(Ce module comporte des limites logiques strictes sur les champs de saisie et offre une interface à haut contraste pour une lisibilité optimale en conditions de soins).
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