Médicaments et protocoles thérapeutiques, calcul des doses
Un traitement anticoagulant doit être prescrit avec précautions et sous surveillance médicale attentive à cause du risque d'hémorragie parfois grave.
Dans les années 1920, Les Antivitamines K ont été découverts par hasard dans certaines plantes de l'Amérique du nord. Ils étaient utilisés à l'époque par les vétérinaires comme rodonticides (raticides). En 1940, la molécule de coumarine a été identifiée. Le mécanisme pharmacologique de la warfarine ne sera complétement élucidé qu’en 1978.
Les antagonistes de la vitamine K (anticoagulants coumariniques) inhibent la synthèse hépatique des facteurs de coagulation II (prothrombine), VII, IX et X, ainsi que celle de la protéine C et de la protéine S, des inhibiteurs de la coagulation.
Ils nécessitent un certain délai avant d’être efficaces et ne sont donc pas utilisables seuls en urgence mais en relais d’un autre traitement anticoagulant.
| ANTIVITAMINES K | ||
| ACÉNOCOUMAROL Demi-vie de 8 à 11 H |
SINTROM® 4 mg Comp. | Dose : 2 à 4 mg/jour selon l’INR |
| WARFARINE Demi-vie 35 à 45 H |
COUMADINE® 2 et 5 mg Comp. | 3 à 5 mg/jour selon l’INR |
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FLUINDIONE Demi-vie : 31 H |
PREVISCAN® 20 mg Comp | 10 à 15 mg/jour selon l’INR |
Dans le monde, l’antivitamine K le plus utilisé est la Warfarine.
Évaluation de l’effet : l’International Normalized Ratio (INR) est plus précis que l’ancien test qui est le temps de Prothrombine (TP).
| TP | Taux de Prothrombine, normalement compris entre 70 et 100 % |
| INR | International Normalized Ratio, réservé à la surveillance des traitements anticoagulants oraux par antivitamines K. L’analyse se fait au laboratoire ou par automesure (prélèvement capillaire sanguin fait au bout d'un doigt et lecture par COAGUCHEK® INRange). |
| L’INR cible | est la valeur d’INR à atteindre pour obtenir un traitement équilibré, la zone thérapeutique se situe entre 2 et 3 pour les valvulopathies et entre 3 et 3,5 pour les prothèses valvulaires. |
Les Nouveaux Anticoagulants Oraux (NACO ou AOD) sont des médicaments de nouvelle génération. Deux classes sont commercialisées : inhibiteurs directs du facteur Xa et inhibiteurs directs et réversibles de la thrombine.
Ils constituent une option thérapeutique vis-à-vis les Anti-vitamines K pour la prévention des accidents thrombo-emboliques en cas de fibrillation atriale non valvulaire (FANV) et le traitement des maladies thromboemboliques veineuses (MTEV).
| INHIBITEURS DIRECTS DU FACTEUR XA : | |
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RIVAROXABAN 10, 15 et 20 mg Comp. XARELTO® RIVA® XABAN® |
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APIXABAN 2,5 et 5 mg Comp. ELIQUIS® ELIXTRA® |
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| INHIBITEURS DIRECTS ET RÉVERSIBLES DE LA THROMBINE | |
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DABIGATRAN 75, 110 et 150 mg Gélules PRADAXA® |
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♠ RIVAROXABAN et APIXABAN contre indiqués si insuffisance rénale Clcr <15 ml/min
♠ DABIGATRAN contre indiqué si insuffisance rénale Clcr <30 ml/min
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L’héparine est un inhibiteur indirect de la thrombine et du facteur Xa. Découverte en 1916 et fabriquée à grande échelle dès les années 40-50 à partir de la muqueuse intestinale du porc.
Elle fut le principal anticoagulant injectable utilisé jusqu’à la découverte de ses dérivés HBPM dans les années 80 puis le Fondaparinux dans les années 90 qui sont fabriqués selon des procédés chimiques ou enzymatiques.
Traitement curatif de la thrombose veineuse profonde (TVP), de l’embolie pulmonaire (EP) et de l’infarctus du myocarde à la phase aigue.
Sa rapidité d’action, son élimination par métabolisme plasmatique et non par les reins, l’existence d’un antidote et sa demi-vie courte en font un médicament de choix dans les situations aiguës en cas d’insuffisance rénale.
L'héparine ne traverse pas le placenta et ne passe pas par le lait.
Sa demi-vie est de 4 heures en IV et 12 heures en S/C. Cependant, il faut la relayer par un traitement oral dans les 24 à 48 heures de façon que la durée d’héparinothérapie n’excède pas une semaine.
Par Temps de Céphaline Activé (TCA) (ou TCK) qui doit être entre 2 à 3 fois celui du témoin en curatif et 1,5 fois en préventif ou par l’Activité anti-Xa (entre 0,3 et 0,7 UI/ml). Contrôle à faire après 4 à 6 heures de l’initiation du traitement puis au moins 1 fois/jour.
Hémorragie, thrombopénie sévère (il faut contrôler les plaquettes 2 fois par semaine), hyperkaliémie (effet antialdostérone) et parfois réactions allergiques.
Antidote : PROTAMINE (Sulfate de protamine) qui neutralise l'effet de l'héparine à raison de 10 mg en IVL pour 1000 unités d'héparine. Il convient toutefois de tenir compte du temps écoulé depuis l’administration de l’héparine. Ses effets indésirables sont : allergie, hypotension et bradycardie.
Dilution pour PSE : prélever 4 ml (20.000 UI) + 46 ml NaCl = 50 ml (1 ml = 400 UI).Débit 1000 UI/h = 2,5 ml/h
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HÉPARINE Flacon Injectable 25.000 UI/5 ml (5000 UI/ml) |
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| HÉPARINE CALCIQUE (CALCIPARINE®) Amp 12.500 UI ou 25.000 UI |
Dose : 500 UI/kg/jour en 2 ou 3 injections S/c, à adapter en fonction du TCA. |
À efficacité égale, l’utilisation des HBPM offre certains avantages par rapport à l’héparine standard. Leurs propriétés pharmacocinétiques et leurs biodisponibilité rendent leur utilisation facile, autorisant un rythme d’injection quotidien ou biquotidien par voie sous cutanée.
- Seul l’ENOXAPARINE a en plus l’AMM dans le SCA ST+
- DALTÉPARINE et TINZAPARINE ont l'AMM pour les cancers en évolution.
- NADROPARINE : surtout pour les patients de réanimation, immobilisés et sous ventilation mécanique pour décompensation aiguë d'une BPCO.
Évaluation de l'efficacité : seulement dans des cas particuliers par mesure de l’activité Anti-Xa.
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ENOXAPARINE LOVENOX® |
NADROPARINE CALCIQUE |
TINZAPARINE INNOHEP® |
DALTÉPARINE SODIQUE FRAGMIN® |
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FRAXIPARINE FRAXIPARINE® |
FRAXODI FRAXODI® |
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20 mg/0,2ml (1 mg = 100 UI) |
2850/0,3ml (UI anti-Xa) |
11400/0,6ml (UI anti-Xa) |
2500/0,25ml 3500/0,35ml 4500/0,45ml 10000/0,5ml 14000/0,7ml 18000/0,9ml |
2500/0,2ml 5000/0,2ml (UI anti-Xa) |
Risque d’hémorragie. La neutralisation d’une HBPM par la PROTAMINE est incomplète. Le risque de thrombopénie est plus rare que celui d’héparine (NFS J0 puis 2 fois par semaine si contexte chirurgical ou traumatique).
Contre Indications :
L’association avec les AINS et l’aspirine augmentent le risque hémorragique.
La grossesse et l’allaitement ne sont pas une contre-indication aux HBPM.
Durée du traitement :
10 à 14 jours en général, au delà prescrire de préférence une anti-vitamine K ou un des Anticoagulants Oraux AOD.
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Vasoconstricteur périphérique puissant (∝-adrénergique), stimulateur inotrope du cœur et dilatateur des artères coronaires (ß-adrénergique). Elle provoque une augmentation de la pression artérielle, une augmentation du retour veineux par vasoconstriction, une redistribution du débit cardiaque au cœur et au cerveau. Amélioration de la perfusion splanchnique et rénale. Délai d’action bref, demi-vie courte 2 à 3 min. Élimination rénale.
Indications :
- Traitement d’urgence des états de choc après échec du remplissage vasculaire : choc
septique, vasoplégique, hémorragique et choc cardiogénique.
Hormone sympathomimétique synthétisée par les surrénales. Augmente la tension artérielle (vasoconstriction périphérique), agit sur la contractilité et la fréquence cardiaque (inotrope+, chronotrope+) et dilate les muscles lisses des bronches (récepteurs ß2 bronchiques). Délai d’action court et demi-vie d’environ 5 minutes.
Indications :
C’est le traitement de choix de l’arrêt cardiorespiratoire et de l’anaphylaxie (choc anaphylactique et œdème de Quincke). Traitement des états de choc et de l’asthme aigu grave en cas d’échec des autres médicaments.
Amine sympathomimétique agoniste direct des récepteurs adrénergiques, effet bêta-1 stimulant prépondérant, améliore la contraction du muscle cardiaque (inotrope positif), augmente le débit cardiaque en augmentant principalement le volume d'éjection et modérément le rythme. Augmentation modérée de la pression artérielle.
Indications :
États d’hypoperfusion par bas débit cardiaque, secondaires à une insuffisance cardiaque décompensée, une chirurgie cardiaque, une cardiomyopathie ou un choc cardiogénique ou septique, embolies pulmonaires graves.
À faibles doses (< 5 µg/kg/min) : effet dopaminergique, utile en cas d’insuffisance rénale fonctionnelle au cours des états de choc. (inotrope+, accroissement des débits sanguins rénal, mésentérique et coronaire).
À doses moyennes (entre 5 et 10 µg/kg/min) l’effet ß-stimulant s'ajoute aux effets dopaminergiques, augmentation du débit cardiaque sans effet important sur la fréquence ni sur le rythme cardiaque.
À fortes doses (>15 µg/kg/min) effet alpha-stimulant (élévation de la pression artérielle).
Indications :
Syndromes de bas débit. États de choc après correction préalable de l’hypovolémie.
La suite du texte - Tableaux calcul des doses - est en PDF (lien en dessus)
Les règles générales de prescription :
- La présence d’une fièvre n’implique pas nécessairement la prescription des antibiotiques.
- Choix de l’antibiotique : tenir compte du spectre, du terrain, des effets indésirables, des interactions, des contre-indications et du coût.
- Privilégier la voie orale lorsque cela est possible. Les injections intraveineuses sont l’une des principales causes d’infections nosocomiales.
- Les antibiotiques sont le plus souvent inefficaces sur les lésions abcédées.
Le bon usage des antibiotiques préserve leur efficacité et limite le développement des bactéries résistantes.
Antibiothérapie toujours déconseillée :
- Infections virales : syndromes grippaux, rhinite, pharyngite ou rhinopharyngite,
- Bronchite aiguë chez le sujet sain (âge < 65 ans, pas de comorbidité associée),
- BPCO en dehors de décompensation aigue ET en absence d’expectoration purulente.
Ce document en PDF récence les principales familles d'antibiotiques avec liste détaillée des médicaments, indications, dose adulte/enfant, effets indésirables
PLAN DU DOCUMENT :
I. LES BÊTA LACTAMINES :
1. Pénicillines du groupe G et V :
2. Pénicillines du groupe A :
3. Pénicillines du groupe M :
4. Céphalosporines 1er groupe (C1G) :
5. Céphalosporines 2ème groupe (C2G) :
6. Céphalosporines 3ème groupe (C3G) :
II. MACROLIDES ET APPARENTÉS :
Érythromycine - Spiramycine - Azithromycine - Clarithromycine - Roxithromycine - PRISTINAMYCINE
III. LINCOSAMIDES
IV. TÉTRACYCLINES
V. AMINOSIDES
VI. FLUOROQUINOLONES :
VIII. CO-TRIMOXAZOLE (TMP-SMX) :
VIII. ACIDE FUSIDIQUE
IX. NITRO-IMIDAZOLÉS
X. MÉTRONIDAZOLE
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Dans le diabète de type 1 : la production d’insuline est effondrée et une insulinothérapie s’impose.
Chez le diabétique type 2 :
- La METFORMINE est le premier choix tant chez les patients obèses que chez les patients non obèses. Elle est non coûteuse, a un effet favorable démontré sur les complications vasculaires, elle n’entraine ni prise de poids ni hypoglycémie.
- En cas de contre-indication ou d’intolérance à la Metformine : un sulfamide hypoglycémiant, un glinide, une gliptine (inhibiteur de la DPP-4) ou une gliflozine (inhibiteur de la SGLT2) sont des alternatives.
- En cas de contrôle glycémique insuffisant avec la Metformine en monothérapie, il convient d’associer un deuxième antidiabétique par voie orale. Le choix est selon le profil du patient, les contre-indications de chaque médicament et le risque d’hypoglycémie. Une trithérapie est parfois discutée cas par cas [11].
Flacon de 10 ml = 1000 UI - 1 ml = 100 UI - Ou Stylos préremplis.
| Insuline ultrarapide (Analogues) | Délai d’action 15-35 min | Durée 3 à 5 h |
| Insuline rapide ACTRAPID (S/c ou IV) | Délai d’action 30-60 min | Durée 5 à 8 h |
| Insuline Mixte MIXTARD (S/c) | Délai 10 min | Durée 12 à 18 h |
| Durée d’action intermédiaire (NPH) INSULATARD (S/c) | Durée 12 à 24 heures | |
| Durée d'action prolongée : GLARGINE (LANTUS® ) - DÉTÉMIR (LEVEMIR® ) (S/c) | Durée 20 à 24 heures |
Efficacité : +++ - Risque d'hypoglycémie : +++ - Augmentation du poids : oui - Bénéfices en cas de maladie CV avérée : oui - Effet neutre sur la maladie rénale.
| METFORMINE (GLUCOPHAGE® et génériques) |
850 mg et 1000 mg Comp. | Dose maximale : 3 g/jour en 3 prises |
| 700 mg Comp. (metformine base 280 mg) |
Anorexie, troubles digestifs, mal absorption de la vitamine B12 (risque d’anémie).
Il n’y a pas d’hypoglycémie avec les biguanides même à forte dose mais risque d’acidose lactique très grave favorisée par : surdosage, insuffisance rénale, hypoxie tissulaire (insuffisance respiratoire ou cardiaque), utilisation concomitante d'AINS. La prudence s’impose chez le sujet âgé.
Toutes les complications métaboliques du diabète, grossesse, insuffisance rénale sévère Clcr <30 ml/min, insuffisance hépatique (éthylisme++), insuffisance cardiaque, insuffisance respiratoire, en cas d'infection ou d'intervention chirurgicale
👉 Et durant les 48 heures précédant un examen radiographique (TDM, IRM) nécessitant l'injection de produits de contraste iodés (risque d’insuffisance rénale aigue).
Indications : Diabète type 2, seuls ou associés aux biguanides. Efficacité ++. Maladies cardiovasculaires : sécurité démontrée pour glimépiride.
| GLIBENCLAMIDE | DAONIL® 2,5 et 5 mg Comp | Dose : 5 à 15 mg/j en 3 prises |
| GLIMÉPIRIDE | AMAREL® 1 – 2 - 3 - 4 et 6 mg Comp | 1 à 4 mg/j en 1 prise. Maximum : 6 mg/j |
| GLICLAZIDE | DIAMICRON® 30 et 60 mg Comp (à Libération Modifiée LM) | 30 à 120 mg/j en 1 prise le matin |
| DIABENORM® 80 mg Comp | 40 à 240 mg/j en 2 prises. Max : 320 mg/j | |
| GLIQUIDONE* | GLURENOR® 30 mg Comp | 15 à 45 mg/j en 2 prises |
Risque d’hypoglycémie en cas : surdosage, écart de régime, insuffisance rénale (sujet âgé ++), prise d’alcool ou association avec : sulfamides antibactériens, bêta-bloquants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, Acide acétylsalicylique, Sintrom, Dactarin.
Autres effets indésirables rares : prise de poids, thrombopénie, leucopénie, agranulocytose.
Diabète de type 1, toutes les complications métaboliques du diabète, grossesse et allaitement, allergie, insuffisance hépatique ou rénale sévère sauf le GLIQUIDONE* qui n’est pas métabolisé par les reins.
Sont comparables aux sulfamides hypoglycémiants.
Avantage : prise possible en cas d’insuffisance rénale.
| RÉPAGLINIDE | NOVONORM® 0,5 – 1 et 2 mg Comp | 0,5 à 4 mg x 3/j Max : 16 mg/j |
| GLIBENCLAMIDE + METFORMINE | GLUCOVANCE 5 /500 mg et 5/1000 mg Comp | 2 à 3 Comp/jour |
Diminue l’absorption intestinale de glucose sans effets systémiques. Efficacité : modérée.
| ACARBOSE | GLUCOR® 50 et 100 mg Comp | 50 à 200 mg/jour en 3 prises |
Effets indésirables : Troubles digestifs, diarrhée, flatulence, météorisme.
Inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose de type 2.
| DAPAGLIFLOZINE |
FORXIGA® - DIVINUS® 10 mg Comp. | Dose : 10 mg/jour |
| EMPAGLIFLOZINE |
JARDIANCE® 10 et 25 mg Comp. | Dose : 10 à 25 mg/jour |
| CANAGLIFLOZINE | Non commercialisé dans tous les pays | Dose : 100 à 300 mg/jour |
Contre-indications : insuffisance rénale Clcr <60 ml/min
La sécrétion d’insuline par le pancréas après un repas est en partie contrôlée par deux hormones intestinales appelées incrétines, qui sont le GLP-1 (glucagon like peptide-1) et le GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide).
Les incrétines entraînent la libération d’insuline lorsque le taux de sucre dans le sang est élevé. Ces hormones sont rapidement inactivées par l’enzyme dipeptidyl-peptidase.
Les GLIPTINES inhibent l’enzyme de dégradation des incrétines, insulino-sécréteurs, inhibent la sécrétion du glucagon et diminuent l’absorption du glucose par l’intestin.
Réduction d’HbA1c : 0,5 à 0,7 - Pas d’hypoglycémie - Pas d’effet sur le poids
| SITAGLIPTINE | JANUVIA® - GLITIVIA® 50 et 100 mg Comp. | 1 à 2 prises par jour |
| VILDAGLIPTINE |
GALVINE® - VILDA® - VILDYNE® 50 et 100 mg Comp. | |
| LINAGLIPTINE |
TRAJENTA® 5 mg Comp. | 5 mg en 1 prise |
| SAXAGLIPTINE |
ONGLYZA® 5 mg Comp. | |
| ALOGLIPTINE* | 12,5 mg et 25 mg Comp | 25 mg en 1 prise |
Agonistes des récepteurs à l’hormone intestinale incrétine. Stimulent la sécrétion d’insuline. Injectables en S/C.
Bénéfices cardiovasculaires démontrés pour liraglutide, dulaglutide. Bénéfices sur l'albuminurie démontrés pour liraglutide, dulaglutide et sémaglutide. Réduction d’HbA1c : +++ - Pas d’hypoglycémie - Coût très élevé ++
| LIRAGLUTIDE (VICTOZA®) |
Injectables en S/C Stylo prérempli Une injection/semaine |
| EXÉNATIDE | |
| DULAGLUTIDE |
Troubles digestifs (diarrhée, vomissements). Diminution du poids. Lithiases biliaires.
| Metformine | iSGLT2 | aGLP-1 | iDPP4 | SULF/Glinide | Insuline | |
| Efficacité sur HbA1c | ++ | + | +++ | + | +++ | ++++ |
| Effets protecteurs cardiovasculaires | 0 à + (IDM non fatal) | Bénéfices ++ (Selon molécules) | ++ (Selon molécules) | 0 | 0 | 0 |
| Risque d’hypoglycémie | - | - | - | - | ++ | +++ |
| Effets sur la fonction rénale | 0 | +++ (selon molécules) | + (selon molécules) | |||
| Effets sur le poids | ↔ | ↓ | ↓↓ | ↔ | ↑ | ↑↑ |
| Effets indésirable | Digestifs | Infections urinaires Infections génitales |
Digestifs, | Digestifs | Hypoglycémies Prise de poids |
Hypoglycémies Réaction au site d’injection |
| Point de vigilance | Acidose lactique en cas de surdosage ou d’insuffisance rénale aigue et défaillance circulatoire, - Carence vit B12 | - Acidocétose (antécédent et suivi) - Déplétion volémique / hypotension (à surveiller) - Fasciite nécrosante du périnée (gangrène de Fournier) Autres (rare) : Amputations des membres inférieurs |
- Accélération du rythme cardiaque, - Aggravation des rétinopathies sévères - Pancréatite aiguë Autres (rare) : Obstruction Intestinale, - Lithiase biliaire et cholécystite |
- Pancréatite aigue - Angioœdème, Toxidermie |
- Hypoglycémies sévères Autres (rare) : Interactions médicamenteuses, Syndrome coronarien aigu |
Hypoglycémies sévères |
| Modalités d’administration | Voie orale | Voie orale | Injection sous cutanée | Voie orale | Voie orale | Injection sous cutanée |
| ANTIDIABÉTIQUES et INSUFFISANCE RÉNALE | ||||
| Clairance Clcr | 45-59 ml/min | 30-44 ml/min | 15-29 ml/min | <15 ml/min |
| Insuline |
Autorisé | Réduire la dose, hypoglycémie | ||
| Metformine | Autorisé | Réduire la dose | Contre indiqué, acidose lactique | |
| Sulfamides | Autorisé | Contre indiqué, hypoglycémie | ||
| Gliquidone | Autorisé si pas d’insuffisance hépatique, adapter la dose si nécessaire | |||
| Acarbose | Autorisé | Réduire la dose | Sécurité n'est pas établie | |
| Répaglinide |
Autorisé | Réduire la dose, hypoglycémie | ||
| Gliclazide | Autorisé | Contre indiqué | ||
| Linagliptine | Autorisé | Déconseillé | ||
| Vildagliptine | Autorisé | Réduire la dose | ||
| Saxagliptine |
Autorisé | Réduire la dose | Déconseillé | |
| Sitagliptine | Autorisé | 50 mg par jour | 25 mg par jour | |
| Dapagliflozine |
Utiliser un agent alternatif en raison du manque d'efficacité glycémique |
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| Empagliflozine Canagliflozine |
Maintenir et ne pas initier |
Utiliser un agent alternatif en raison du manque d'efficacité glycémique | ||
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