Pratique et techniques

Techniques médicales, matériel de réanimation et gestes pratiques médecine d'urgence

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens AINS (ex. ibuprofène, kétoprofène, naproxène) sont des médicaments à propriétés antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire grâce à l’inhibition des enzymes cyclo-oxygénases (COX) impliquées dans la production des prostaglandines pro inflammatoires.

Le lavage gastrique (LG) et l’intubation naso-gastrique constituent des procédures historiques de décontamination et d’évaluation du contenu gastrique.

Si la sonde gastrique conserve un rôle établi en gastro-entérologie et en médecine d’urgence pour diverses indications diagnostiques et thérapeutiques, l’utilité du lavage gastrique en toxicologie et dans les hémorragies digestives hautes fait l’objet d’un débat continu. Les preuves récentes suggèrent une limitation marquée de son usage routinier, au profit d’approches moins invasives ou plus efficaces.

Contexte historique

La pose de sonde gastrique, introduite au XIXᵉ siècle pour aspirer le contenu gastrique et évaluer la physiologie digestive, s’est progressivement intégrée à la pratique clinique pour le diagnostic, la décompression intestinale et l’administration entérale. Le lavage gastrique, popularisé au XXᵉ siècle pour l’évacuation rapide de toxiques, a perdu de sa faveur en raison de preuves limitées d’efficacité et de risques associés.

Technique de lavage gastrique

Le lavage gastrique consiste à insérer une sonde par voie nasale ou orale jusqu’à l’estomac, suivie d’instillation puis d’aspiration séquentielle de volumes de liquide (cristallins ou sérum physiologique) pour éliminer le contenu gastrique. Une protection des voies aériennes (intubation si troubles de la conscience) est essentielle pour réduire le risque d’aspiration pulmonaire.

Indications actuelles du LG

1. Toxicologie

– Le LG peut être considéré dans les 1 à 2 heures suivant l’ingestion d’un toxique potentiellement mortel non adsorbé efficacement par le charbon activé (ex. certain antidépresseurs tricycliques, fer, certains pesticides), uniquement lorsque le bénéfice attendu dépasse les risques et après consultation d’un centre antipoison. SFMU
Contre-indications majeures incluent l’ingestion de caustiques ou d’hydrocarbures, les troubles de conscience sans protection des voies aériennes, et certaines anomalies anatomiques.

2. Décompression gastrique

– Une sonde gastrique sans lavage est indiquée pour la décompression gastrique en occlusion intestinale, iléus ou après chirurgie abdominale, ainsi que pour les prélèvements gastriques diagnostiques.

3. Alimentation et médication

– Dans certains contextes cliniques, la sonde peut servir à l’alimentation entérale ou à l’administration de médicaments lorsque l’ingestion orale est compromise.

Hémorragies digestives hautes (HDH)

Rationalisation des pratiques

Les HDH représentent une urgence fréquente en médecine interne et urgences, associées à une morbi-mortalité significative. La fibroscopie œsogastroduodénale (FOGD) reste l’examen de référence pour le diagnostic et le traitement endoscopique. SFED

Place du lavage gastrique dans l'hémorragie digestive haute

Historiquement, le lavage gastrique a été utilisé pour :

  • confirmer la présence de sang gastrique,
  • éventuellement améliorer la visibilité endoscopique en éliminant le sang et les caillots.

Cependant, les données récentes n’appuient pas une utilisation systématique du LG dans ce contexte. De nombreuses études et recommandations de sociétés savantes déconseillent son usage routinier, du fait de l’absence de bénéfice démontré sur les issues cliniques (mortalité, durée d’hospitalisation, besoins transfusionnels) et du caractère inconfortable et potentiellement délétère de la procédure.

Évidence clinique récente

– Une revue systématique et méta-analyse a conclu que le LG ou l’aspiration nasogastrique dans les HDH ne doit pas être recommandé en routine, en l’absence d’essais randomisés contrôlés montrant un bénéfice significatif. PubMed
– Une analyse rétrospective a montré l’absence d’effet sur la mortalité, la durée d’hospitalisation ou les besoins transfusionnels chez les patients avec LG pour hémorragie digestive. PubMed
Les lignes directrices européennes (ESGE) 2025 sont contre l’usage systématique de l’aspiration/lavage nasogastrique avant endoscopie dans les hémorragies GI hautes aiguës. darmzentrum-bern.ch

Utilité clinique ciblée

Le LG peut être envisagé de façon sélective :

  • chez les patients sédatés/ventilés pour évaluer la présence de sang gastrique avant endoscopie si celle-ci n’est pas immédiatement disponible ;
  • pour aider à différencier une origine haute vs basse en cas de hématochezie ou mélena sans hématémèse, bien que la sensibilité et la valeur prédictive négative restent limitées.

Alternatives modernes

L’administration intraveineuse d’érythromycine avant endoscopie est une option pour améliorer la clairance gastrique et la visibilité endoscopique, avec un profil risque-bénéfice favorable.

Discussion

Le débat sur le LG s’inscrit dans un contexte où les preuves cliniques ne soutiennent plus son usage systématique ni son effet prononcé sur les résultats majeurs chez les patients intoxiqués ou présentant une hémorragie digestive haute. Les recommandations contemporaines orientent vers des stratégies moins invasives et mieux validées, telles que l’utilisation du charbon activé en toxicologie, la stratification des risques cliniques, et l’endoscopie précoce guidée par des scores pronostiques validés.

Conclusion

En 2026, le lavage gastrique demeure une procédure historiquement importante, mais son utilisation est fortement restreinte dans la pratique clinique courante. Il conserve une place très limitée et contextuelle, notamment dans certaines intoxications aiguës précoces et dans des situations spécifiques d’hémorragie digestive haute, lorsque les bénéfices potentiels peuvent l’emporter sur les risques. Les recommandations récentes insistent sur la sélectivité de son utilisation et sur des approches alternatives offrant de meilleurs profils risques-bénéfices.

Bibliographie

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1. Définition

La ponction lombaire consiste à prélever du liquide céphalo-rachidien (LCR) dans l’espace sous-arachnoïdien, le plus souvent entre L3–L4 ou L4–L5.

2. Indications principales

A. Indications diagnostiques

Infections du SNC :

  • Méningite bactérienne, virale, tuberculeuse ou fongique
  • Encéphalite
  • Neurosyphilis
  • Infections opportunistes (VIH)

Maladies inflammatoires / auto-immunes :

  • Sclérose en plaques
  • Encéphalite auto-immune
  • Polyradiculonévrite aiguë (Guillain-Barré)

Pathologies tumorales :

  • Méningite carcinomateuse
  • Lymphome cérébral

Hémorragie sous-arachnoïdienne :

  • Si scanner cérébral normal mais forte suspicion clinique

B. Indications thérapeutiques

  • Injection intrathécale (chimiothérapie, antibiotiques)
  • Rachianesthésie
  • Drainage du LCR (HTIC bénigne)

3. Contre-indications

Absolues

  • Hypertension intracrânienne avec effet de masse (risque d’engagement)
  • Infection cutanée au point de ponction
  • Trouble majeur de la coagulation non corrigé

⚠️ Relatives

  • Agitation, déformations rachidiennes
  • Plaquettes < 50 000/mm³
  • Traitement anticoagulant

👉 Scanner cérébral préalable si :

  • Trouble de conscience
  • Déficit neurologique focal
  • Crise comitiale récente
  • Immunodépression

4. Technique de la ponction lombaire

A. Préparation

  • Information et consentement du patient s'il est conscient
  • Asepsie rigoureuse (gants et champ stérilen désinfecter la zone de ponction)
  • Position :
    • Décubitus latéral (mesure de la pression d’ouverture)
    • ou position assise

B. Repères

  • Ligne bi-iliaque (ligne de Tuffier) → L4
  • Ponction en L3–L4 ou L4–L5

C. Réalisation

  1. Anesthésie locale
  2. Aiguille atraumatique de ponction lombaire (type Whitacre, Sprotte)
  3. Mesure de la pression d’ouverture
  4. Prélèvement de 3–4 tubes : Biochimie, Cytologie, Microbiologie et éventuellement Examens spécifiques

5. Interprétation du LCR selon les situations cliniques

  • PNN + glucose bas → bactérien
  • Lymphocytes + glucose normal → viral
  • Protéines très élevées sans cellules → Guillain-Barré
  • Bandes oligoclonales → sclérose en plaques
  • Xanthochromie persistante → HSA
Pathologie Aspect du LCR Cellules (/mm³) Type cellulaire Protéines Glucose Lactates Autres éléments 
Normal Clair, limpide < 5 Lymphocytes N (0,15–0,45 g/L) N (50–70 % glycémie) N
Méningite bactérienne Trouble, purulent ↑↑ (>1000) PNN ↑↑ ↓↓↓ Examen direct +
Méningite virale Clair ↑ (10–1000) Lymphocytes ↑ modérée N N PCR virale +
Méningite tuberculeuse Clair/opalescent Lymphocytes ↑↑ ADA ↑, BK rare
Méningite fongique Clair Lymphocytes ↑↑ Cryptocoque Ag +
Encéphalite herpétique Clair Lymphocytes N N PCR HSV +
Hémorragie sous-arachnoïdienne Xanthochromique GR + N N GR dans tous tubes
Sclérose en plaques Clair N ou ↑ discret Lymphocytes N N N Bandes oligoclonales +
Guillain-Barré Clair N ↑↑ N N Dissociation albumino-cytologique
Méningite carcinomateuse Clair Cellules tumorales ↑↑ Cytologie +
HTIC bénigne Clair N N N N Pression ↑

6. Complications possibles

  • Céphalées post-PL (↓ avec aiguille atraumatique)
  • Lombalgies
  • Infection (rare)
  • Hématome épidural
  • Engagement cérébral (si contre-indication ignorée)

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1. Les troponines c'est quoi ?

Les troponines sont des protéines contractiles présentes dans le muscle strié, en particulier dans le myocarde.
Les dosages actuels mesurent quasi exclusivement les troponines cardiaques T (cTnT) et I (cTnI).
Elles s'élèvent dans le sang en cas de lésion des myocytes cardiaques, qu’elle soit ischémique (infarctus) ou non ischémique.

La sémiologie est l’étape primordiale qui oriente le médecin. En effet, le diagnostic nécessite un interrogatoire minutieux, un examen clinique complet et si nécessaire des examens biologiques ou radiologiques simples à faible coût. Dans la majorité des cas cela suffit au praticien.

La complexité de la science médicale et l’existence de formes cliniques atypiques amènent à rechercher des marqueurs biologiques spécifiques non invasifs, validés et peu onéreux.

I. DÉFINITION DES BIOMARQUEURS :

Les marqueurs biologiques (ou biomarqueurs) sont des indicateurs d'un état pathologique particulier et qui sont utiles pour le diagnostic, le suivi et le pronostic d’une maladie. Un marqueur idéal doit être de cinétique rapide (précoce), sensible, spécifique et de bonne corrélation avec la sévérité de l’inflammation.

Dans le cadre d’une infection, les examens biologiques couramment demandés sont la numération formule sanguine (NFS), la bandelette urinaire (BU), la protéine C-réactive (CRP), la procalcitonine (PCT), les hémocultures, l’examen cytobactériologique des urines (ECBU). Ces examens, avec éventuellement l’imagerie, guident la prescription et permettent la bonne utilisation d’antibiotiques mais ne remplacent en aucun cas le jugement clinique.

II. NUMÉRATION FORMULE SANGUINE (NFS) :

Cet examen apporte des informations sur l’hémogramme et permet de révéler une anémie, une hyperleucocytose ou une neutropénie et le nombre des plaquettes.
Un taux élevé de globules blancs (> 10.000/mm3) et surtout la polynucléose neutrophile orientent vers une infection, une inflammation non spécifique ou parfois une leucémie. Les infections virales n'entraînent pas en général une hyperleucocytose.

Cet examen donne une évaluation globale de l’état de santé et les résultats sont à interpréter cas par cas.

III. VITESSE DE SÉDIMENTATION (VS) :

La vitesse de sédimentation (ou réaction de Biernacki) est une technique ancienne.

La sédimentation des globules rouges dépend de la morphologie des hématies mais aussi des charges électrostatiques négatives qu’ils possèdent à leur surface. Les protéines de l’inflammation inhibent ces charges négatives, favorisent l’agrégation des hématies entre elles et accélèrent leur sédimentation.

La valeur normale est < 10 mm (1ère heure) et < 20 mm (2ème heure)
Cette valeur varie avec l’âge, le sexe et avec l’hémodilution (exemple : grossesse).

Seuil pathologique :

  • Chez l’homme : âge (années) /2
  • Chez la femme : âge +10/2

La VS a une cinétique lente, s’élève à partir de la 30ème heure de l’inflammation (ou l’infection) avec retour à la normale plusieurs semaines après.
Elle n’est pas spécifique, elle peut être accélérée dans plusieurs maladies telles que les infections, l'anémie, les maladies rhumatismales, l'Insuffisance rénale, l'insuffisance cardiaque, les néoplasies, etc.

Bien que c’est un examen simple et peu coûteux, son intérêt est faible en médecine d’urgence. Il est moins spécifique et moins sensible que la CRP.

IV. PROTÉINE C- RÉACTIVE (CRP) :

La protéine C-réactive a été décrite pour la première fois par les américains Tillet et Francis en 1930. C’est une protéine produite en grande partie par le foie en réponse à l'interleukine-6, une cytokine libérée non seulement au cours des infections mais aussi dans de nombreuses situations inflammatoires. La CRP n’est pas spécifique.

Sa valeur normale de référence est inférieure à 6 mg/l.

La sécrétion de CRP débute entre la 6ème et la 12ème heure de l’inflammation avec un pic obtenu dans les 24-48 heures.

  • Une légère augmentation peut être constatée en cas de grossesse, d’obésité ou de tabagisme.
  • Dans les infections bactériennes, la CRP est habituellement supérieure à 50 voire à 100.
  • Pour les chiffres moyennement élevés, il peut s’agir d’une infection virale ou autre inflammation, tout dépend du contexte clinique.
  • Des taux élevés et persistants de CRP peuvent être observés dans des états inflammatoires chroniques tels que les infections chroniques ou les arthrites inflammatoires.
  • Dans le cadre de la COVID-19, la CRP a été largement étudiée et on a observé des valeurs élevées (20 – 50 mg/l) et surtout en cas de lésions pulmonaires ou des thromboses.
  • Chez l’enfant, la CRP ne permet pas de prédire l’origine bactérienne d’une pneumonie.

Actuellement, il existe sur le marché des appareils permettant le dosage rapide de CRP, au chevet du patient, grâce à un prélèvement capillaire au bout du doigt.

V. PROCALCITONINE (PCT) :

La procalcitonine est une protéine décrite, au début des années 1990, comme un marqueur de l'inflammation spécifique des infections bactériennes, peu influencé dans les infections virales et les syndromes inflammatoires non infectieux. En outre, la PCT est un indicateur de la sévérité de l'infection, utilisable pour une évaluation du pronostic.

La procalcitonine s’élève précocement dans le sang après l’infection bactérienne (3 à 6 heures), son pic est atteint entre 12 et 24 heurs. La concentration augmente avec la gravité de l’infection et revient à la normale avec la guérison.

Une PCT < 0,05 ng/mL éliminerait une pneumonie aigue bactérienne dans 90% des cas alors qu’une PCT élevée (> 2 ng/mL) prédirait l’origine bactérienne de la pneumonie dans 90% à 95% des cas. La prescription des antibiotiques pouvait être plus rationnelle dans ce contexte.

La PCT est plus sensible et plus spécifique que la CRP pour différencier une origine infectieuse.

VI. CONCLUSIONS :

  • L’utilisation des biomarqueurs (PCT ou CRP) permet de guider la mise en route d’un traitement antibiotique en médecine ambulatoire et aux urgences.
  • Il semble difficile d'exclure un des marqueurs biologiques, leur association permet d'optimiser la prise en charge à condition que l'on connaisse leurs caractéristiques respectives pour les interpréter.
  • Devant un tableau clinique évident (ex. choc septique, méningite, urgence abdominale) il n’y a aucun intérêt à attendre le résultat des biomarqueurs.

BIBLIOGRAPHIE :

  1. M. NEUVILLE et al : Place des biomarqueurs dans la prise en charge des infections pulmonaires. Revue des Maladies Respiratoires, Volume 36, numéro 3, mars 2019, pages 405-414
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