Aide à la décision, calcul des scores, classification des malades. Les scores ne remplacent jamais le jugement clinique
Le score de Glasgow-Blatchford (GBS) est un outil clinique de référence développé pour évaluer le risque chez les patients présentant une hémorragie digestive haute (HDH) dès leur admission.
Le score a été conçu en 2000 par le Dr Oliver Blatchford et ses collègues au Glasgow Royal Infirmary, en Écosse.
Objectif : Contrairement au score de Rockall (plus ancien), le GBS a été spécifiquement créé pour prédire le besoin d'une intervention médicale (transfusion, endoscopie thérapeutique ou chirurgie) plutôt que la seule mortalité.
L'apport majeur du GBS dans l'histoire de la gastro-entérologie est sa capacité à être calculé avant l'endoscopie. En utilisant uniquement des données cliniques et biologiques simples (urée, hémoglobine, tension artérielle, pouls), il a permis de réduire les hospitalisations inutiles en identifiant les patients avec un score de 0 (ou ≤ 1 selon les directives récentes) comme étant en sécurité pour un retour à domicile.
En cas d'hemorragie digestive haute, la stratification initiale du risque est primordiale en salle d’urgence pour guider la décision de prise en charge.
Consensus internationaux : Dès 2010, les recommandations internationales (comme celles de Toronto) ont commencé à préconiser son utilisation systématique aux urgences pour la stratification des risques.
| Paramètre | Valeur | Points |
| Urée sanguine (mmol/L) | 6.5 – 7.9 | 2 |
| 8.0 – 9.9 | 3 | |
| 10.0 – 24.9 | 4 | |
| ≥ 25.0 | 6 | |
| Hémoglobine (g/dL) – Homme | 12.0 – 12.9 | 1 |
| 10.0 – 11.9 | 3 | |
| < 10.0 | 6 | |
| Hémoglobine (g/dL) – Femme | 10.0 – 11.9 | 1 |
| < 10.0 | 6 | |
| Pression artérielle systolique (mmHg) | 100 – 109 | 1 |
| 90 – 99 | 2 | |
| < 90 | 3 | |
| Autres critères cliniques | Fréquence cardiaque ≥ 100/min | 1 |
| Méléna | 1 | |
| Syncope | 2 | |
| Maladie hépatique connue | 2 | |
| Insuffisance cardiaque | 2 |
Score total = somme des points (0 à 23)
| GBS | Risque | Conduite recommandée |
| 0 – 1 | Très faible | Sortie possible des urgences avec suivi ambulatoire et endoscopie programmée |
| 2 – 5 | Faible à modéré | Hospitalisation, endoscopie < 24 h |
| ≥ 6 | Élevé | Hospitalisation urgente, surveillance rapprochée, endoscopie précoce |
| ≥ 8–10 | Très élevé | Réanimation / soins intensifs, transfusion et endoscopie urgente |
Avantages
Limites
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Les services des urgences doivent évaluer la qualité et la charge du travail. Le nombre global des consultants est insuffisant pour justifier leur activité. Les statistiques générales des cas chirurgicaux et médicaux, le nombre d’actes effectués et le taux d’hospitalisation semblent aussi insuffisants. Les études sur les activités des services d’urgences ont nécessité la création de classification des malades de prise en charge différente. Plusieurs classifications ont été proposées et répondants aux normes requises : simplicité, rapidité, pertinence et coût peu élevé.
L’évaluation de la gravité des patients en réanimation et aux urgences permet de standardiser l’estimation du risque, prioriser les interventions, comparer les performances des services et stratifier les patients dans les études cliniques. De nombreux scores ont été développés au fil du temps, mais leur utilité pratique dépend du contexte clinique et des objectifs poursuivis.
Les scores de gravité en réanimation ont été conçus pour fournir une estimation globale de la sévérité physiologique d’un patient, corrélée à un risque de mortalité hospitalière. Ils reposent sur des paramètres cliniques, biologiques et démographiques collectés à l’admission ou dans les premières heures de séjour.
Le score APACHE (décrit par Knaus en 1981), notamment APACHE II, est basé sur des paramètres physiologiques, l’âge et les comorbidités. Il fournit une estimation de la mortalité hospitalière et reste largement utilisé dans les études comparatives et l’évaluation des performances des services de réanimation.
Le SAPS (II puis III), décrit par Le Gall en 1983, a été développé pour simplifier l’évaluation de la gravité tout en conservant une bonne capacité prédictive. Il comporte des paramètres cliniques et biologiques, le calcul se fait à partir des valeurs les plus pathologiques dans les premières heures d’hospitalisation. Il est fréquemment utilisé dans les cohortes multicentriques européennes et internationales.
Le score SOFA mesure la défaillance de six systèmes d’organes et est particulièrement utile pour le suivi évolutif des patients en réanimation, notamment dans le contexte de la sepsie.
Lisez notre article : Nouvelle définition 2016 de SEPSIS et choc septique
Le MPM est un modèle statistique permettant d’estimer la probabilité de décès à partir de données recueillies à l’admission et après 24 heures de séjour en soins intensifs.
Aujourd’hui, ces scores sont principalement utilisés pour la description des populations de patients, l’évaluation des performances des unités de réanimation et la stratification dans les essais cliniques. Ils ne sont pas recommandés pour la prise de décision individuelle au lit du patient, en raison de limites de discrimination et de calibration à l’échelle individuelle.
La CCMU est une classification française décrivant la gravité clinique du patient en plusieurs niveaux. La classification CCMU subdivise les patients en 5 classes selon l’appréciation subjective de l’état clinique initial. Elle est souvent codée a posteriori et reste surtout utilisée à des fins descriptives, administratives et épidémiologiques.
Classe I : Etat lésionnel ou pronostic vital jugé stable et abstention d’acte complémentaire diagnostique ou thérapeutique aux urgences.
Classe II : Etat lésionnel ou pronostic fonctionnel jugé stable et décision d’acte complémentaire diagnostique ou thérapeutique aux urgences.
Classe III : Etat lésionnel ou pronostic fonctionnel jugé susceptible de s’aggraver dans l’immédiat, il n’engage pas le pronostic vital et la décision d’acte diagnostique ou thérapeutique aux urgences.
Classe IV : Situation pathologique engageant le pronostic vital et dont la prise encharge ne nécessite pas de manœuvres de réanimation aux urgences.
Classe V : Situation pathologique engageant le pronostic vital et dont la prise en charge comporte la pratique de manœuvres de réanimation.
La classification GEMSA permet une analyse des passages aux urgences selon la charge de soins et le mode de sortie. Elle n’est pas destinée au triage prospectif des patients à l’arrivée.
GEMSA classe les patients en 6 groupes selon leurs modes d’entrée, de sortie et la demande de soins. La charge de travail pour le personnel médical et infirmier est plus lourde pour le groupe 4 et 6.
G 1 : Malade décédé à l’arrivée ou avant toute réanimation.
G 2 : Patient non convoqué, sortant après consultation ou soins (petite chirurgie, consultation médicale,..)
G 3 : Patient convoqué pour des soins à distance de la prise en charge initiale (surveillance de plâtre, réfection de pansement, rappel de vaccination, CMI, …)
G 4 : Patient non attendu dans un service et hospitalisé après passage au service d’accueil. Pour ces patients une démarche diagnostique est effectuée et une thérapeutique éventuelle est initiée.
G5 : Patient attendu dans un service, ne passant au SA que pour des raisons d’organisation. Pour ces patients, il y a eu accord entre le médecin traitant et le médecin hospitalier qui le prendra en charge. Le passage au SA n’est motivé que pour faciliter la réalisation de certains examens.
G 6 : Patient nécessitant une prise en charge thérapeutique immédiate importante (réanimation) ou prolongée (surveillance médico infirmière attentive pendant au moins une heure).
La priorisation clinique aux urgences repose aujourd’hui majoritairement sur des systèmes de triage standardisés à cinq niveaux, validés internationalement. (Lisez notre article "Le triage, comment et pourquoi ?")
Des scores physiologiques comme le NEWS2 sont fréquemment associés aux systèmes de triage pour identifier les patients à risque de détérioration rapide. Ils complètent l’évaluation clinique sans se substituer au jugement médical.
|
Score Type |
Paramètres principaux |
Moment d’utilisation |
Objectif principal |
Avantages |
Limites |
|
AIS (Abbreviated Injury Scale) Anatomique |
Gravité de chaque lésion (1–6) |
Après bilan lésionnel |
Codage lésionnel |
Standard international, base de nombreux scores |
Non pronostique seul, complexe |
|
ISS (Injury Severity Score) Anatomique |
3 AIS les plus élevés (régions différentes) |
Après imagerie, bilan |
Définition trauma grave, pronostic |
Référence mondiale, simple |
Sous-estime lésions multiples même région |
|
NISS (New ISS) Anatomique |
3 AIS les plus élevés (toutes régions) |
Après bilan complet |
Pronostic |
Meilleure corrélation mortalité |
Moins utilisé officiellement |
|
GCS (Glasgow Coma Scale) Physiologique |
Ouverture yeux, réponse verbale, motrice |
Immédiat |
État neurologique |
Simple, universel |
Influencé par sédation, alcool |
|
RTS (Revised Trauma Score) Physiologique |
GCS, PAS, FR |
Pré-hospitalier, accueil |
Triage, gravité immédiate |
Rapide, validé |
Peu précis après stabilisation |
|
Shock Index (SI) Physiologique |
FC, PAS |
Très précoce |
Détection choc |
Extrêmement simple |
Peu spécifique |
|
MGAP Mixte |
Mécanisme, GCS, âge, PAS |
Pré-hospitalier |
Orientation trauma center |
Très bon compromis performance/simplicité |
Ne prend pas lésions détaillées |
|
GAP Mixte |
GCS, âge, PAS |
Pré-hospitalier |
Triage |
Plus simple que MGAP |
Perte info mécanisme |
|
TRISS Combiné |
ISS + RTS + âge |
Post-accueil |
Probabilité de survie |
Référence audit/registre |
Complexe, pas temps réel |
|
ASCOT Combiné |
AIS, RTS, âge |
Recherche |
Pronostic |
Théoriquement performant |
Trop complexe |
|
ABC score Hémorragique |
FAST+, PAS, FC, mécanisme |
Accueil, déchoquage |
Transfusion massive |
Rapide, opérationnel |
Spécifique hémorragie |
Les approches basées sur l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle IA exploitent les données du dossier patient informatisé pour améliorer la prédiction de la gravité, de la mortalité ou du besoin en soins intensifs. Ces outils sont prometteurs mais nécessitent encore des validations externes avant une intégration clinique large.
En 2025, les scores de gravité historiques en réanimation (APACHE, SAPS, SOFA, MPM) demeurent essentiels pour l’évaluation populationnelle, la recherche et le benchmarking, mais ne doivent pas être utilisés isolément pour des décisions individuelles.
Aux urgences, les systèmes de triage standardisés à cinq niveaux ont supplanté les classifications historiques françaises pour la priorisation clinique, tandis que des scores physiologiques et des outils d’intelligence artificielle viennent en appui de la décision médicale.
Le score FOUR (Full Outline of UnResponsiveness) est un outil d'évaluation neurologique plus récent et plus détaillé que le score de Glasgow (GCS) pour la profondeur du coma, évaluant 4 catégories (Yeux, Mouvement, Tronc cérébral, Respiration) permettant une meilleure distinction chez les patients ventilés, développé et validé pour améliorer l'évaluation clinique, notamment dans les cas graves, avec des résultats comparables ou meilleurs que le GCS.
Il affiche un score de 0 à 16 (plus le score est élevé, mieux est l’état neurologique).
Chaque item est coté de 0 à 4.
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Score |
Description |
|
4 |
Ouvre les yeux spontanément |
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3 |
Ouvre les yeux au son |
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2 |
Ouvre les yeux à la douleur |
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1 |
Aucune ouverture des yeux |
|
0 |
Aucune ouverture des yeux + mydriase bilatérale |
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Score |
Description |
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4 |
Montre 2 doigts / obéit précisément à un ordre |
|
3 |
Retrait à la douleur |
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2 |
Décortication (flexion anormale) |
|
1 |
Décérébration (extension anormale) |
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0 |
Aucune réponse motrice |
Évalue la fonction du tronc cérébral, absente dans le score de Glasgow.
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Score |
Description |
|
4 |
Réflexes pupillaires et cornéens présents |
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3 |
Un des deux réflexes absent |
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2 |
Pupilles fixes mais réflexe cornéen présent |
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1 |
Réflexes pupillaire et cornéen absents |
|
0 |
Réflexes pupillaires, cornéens et oculo-céphaliques/oculo-vestibulaires absents |
Utile chez les patients intubés, ce que ne permet pas le GCS.
|
Score |
Description |
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4 |
Respiration régulière, spontanée |
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3 |
Respiration de Cheyne–Stokes |
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2 |
Respiration irrégulière |
|
1 |
Dépendance au ventilateur + déclenchement du respirateur |
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0 |
Apnée, pas de respiration spontanée |
Le FOUR score est plus discriminant que le GCS pour prédire la mortalité en soins intensifs et évaluer la profondeur du coma.
Patient intubé et sédation arrêtée depuis 30 minutes.
Score FOUR total : 1 + 3 + 4 + 1 = 9/16 → coma sévère
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Le score de Glasgow GCS permet de bien décrire l'état d'un malade en coma, à un instant donné, et de suivre l'évolution de son état de conscience. Calculez
En médecine préhospitalière, l'évaluation de la gravité d'un traumatisme chez l'enfant doit être faite rapidement. Outre les circonstances de l'accident, l'utilisation d'un score doit être rapide et simple, permettant de transmettre un bilan traumatique initial, d'orienter l'enfant et de prévenir le site d'accueil.
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Le Score de Coma de Glasgow (Glasgow Coma Scale, GCS) est un outil clinique standardisé développé par Teasdale et Jennett en 1974 afin d’évaluer le niveau de conscience chez les patients présentant une altération neurologique aiguë, en particulier dans le contexte du traumatisme crânien.
Il constitue aujourd’hui une référence internationale en médecine d’urgence, en réanimation et en neurologie. Son intérêt réside dans sa simplicité, sa reproductibilité et sa valeur pronostique lorsqu’il est utilisé de manière rigoureuse et répétée.
Le GCS repose sur l’évaluation de trois composantes indépendantes :
Le score varie de 3 (coma profond) à 15 (état de conscience normal).
Il est recommandé de toujours documenter séparément les trois composantes (ex. : E3 V4 M5) plutôt que de ne mentionner que le score global.
Chez le patient intubé, la réponse verbale n’est pas évaluable et doit être notée « V1T ».
La réponse motrice est la composante la plus discriminante sur le plan pronostique.
| Mouvement stéréotype : répéter ses gestes, ses expressions sous une forme invariable, de façon quasi automatique. on dit : - Flexion stéréotypée de l'avant bras à la stimulation douloureuse (signe de lésion corticale). - Extension stéréotypée et rotation interne des membres supérieurs à la stimulation, les paumes des mains se tournent vers l'extérieur (signe de décérébration |
Dans le contexte du traumatisme crânien :
Un score ≤ 8 définit un coma sévère et constitue en pratique une indication fréquente d’intubation pour protection des voies aériennes.
L’évolution dynamique du score est plus pertinente qu’une valeur isolée.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, la composante verbale adulte n’est pas applicable en raison de l’immaturité du langage. Une version pédiatrique adaptée (Pediatric Glasgow Coma Scale, PGCS) a donc été développée afin de tenir compte du développement neurologique et comportemental.
Les composantes « ouverture des yeux » et « réponse motrice » restent globalement similaires, tandis que la réponse verbale est adaptée à l’âge.
| Score | Ouverture des yeux (E) |
Réponse verbale (V) |
Réponse motrice (M) |
| 6 | – | – | Obéit aux ordres / mouvements spontanés normaux |
| 5 | – | Gazouille, babille, interactions appropriées | Localise la douleur |
| 4 | Spontanée | Pleurs consolables / irritabilité appropriée | Retrait à la douleur |
| 3 | À la voix | Pleurs persistants / cris inappropriés | Flexion anormale (décortication) |
| 2 | À la douleur | Gémissements à la douleur | Extension anormale (décérébration) |
| 1 | Aucune | Aucune réponse | Aucune réponse |
Le score total varie également de 3 à 15.
Les seuils de gravité sont similaires à ceux de l’adulte :
Toutefois, l’interprétation doit tenir compte de l’âge, du développement psychomoteur et du contexte clinique.
Malgré sa large diffusion, le GCS présente plusieurs limites :
De plus, le GCS évalue le niveau de conscience mais ne permet pas de caractériser précisément la fonction corticale ou l’état cognitif. Le Score FOUR (complément utile) est plus précis en réanimation, surtout chez patient intubé.
Lisez notre article : Score FOUR
Le Score de Glasgow demeure un outil fondamental pour :
Sa pertinence repose sur une utilisation méthodique, la documentation détaillée des composantes et une réévaluation régulière.
Le Score de Coma de Glasgow, chez l’adulte comme chez l’enfant, constitue un instrument central de l’évaluation neurologique initiale et du suivi évolutif. Son adaptation pédiatrique permet une application fiable dès le plus jeune âge. Bien que simple d’utilisation, son interprétation requiert rigueur, connaissance de ses limites et intégration au contexte clinique global.
Lisez notre article : Coma, diagnostic et prise en charge initiale
Lisez ce texte en PDF : Le score de Glasgow (PDF)
Teasdale G., Jennett B.: Assessment of coma and impaired consciousness: a practical scale. Lancet 1974, 81-4
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